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 L'unique Magazine Haitien à Philadelphia

Volume 3 Numéro 8             Août 2009

Emmanuel Polection, l’artiste haïtien le plus audacieux

Par Mérilès Joseph
Boileau, dans son art poétique disait « J’aime mieux un ruisseau qui sur la molle arène dans un pré plein de fleurs lentement se promène, qu’un torrent débordé qui, d’un cours orageux, roule, plein de gravier, sur un terrain fangeux. Hâtez-vous lentement, et sans perdre courage, Vingt fois sur le métier, remettez votre ouvrage ; Polissez-le sans cesse et le repolissez. Ajoutez quelquefois, a souvent effacé. C’est peu qu’en un ouvrage ou les fautes fourmillent, des traits d’esprit semés de temps en temps pétillent. Il faut que chaque chose y soit mise en son lieu, que le début, la fin, répondent au milieu.  (Suite en page 2)

Que d’un art délicat les pièces assorties n’y forment qu’un seul tout de diverses parties »

L’audace est une qualité rare. Ceux qui la possèdent sont condamnés à réussir. Emmanuel Polection la possède dans son arsenal artistique, à côté de la persévérance, de l’assiduité et la volonté d’affronter l’échec, même s’il le voit devant lui. Félicitation !

A Grover Washington, le 19 septembre 2009, la réussite du mouvement appelé « Music Award » a été remarquable et incontestable, en dépit des irrégularités grossières enregistrées. Des artistes avec une pléiade de gens avec eux voulaient entrer sans payer. Certains responsables évangéliques de la communauté avaient tenté de ne pas payer parce qu’ils ont des titres honorifiques et des parents étaient obligés de payer pour leurs enfants en dépit de l’exception d’âge mise sur les cartes. Aussi, l’une des personnes placée à la porte pour recevoir les participants n’était pas assez professionnelle. Parfois, elle donnait de l’attitude aux gens. Dans une entreprise d’une telle envergure, il faut de la discipline et de la vigilance pour barrer la route aux woulibè car il y en aura toujours mais, un peu de souplesse et une planification rigoureuse au préalable sont aussi nécessaires. Prévenir vaux mieux que guérir, dit-on souvent

Initiée en 2005 et organisée chaque année par Emmanuel Polection, cette activité artistique et chrétienne a pour objectif de promouvoir la musique évangélique haïtienne sur le plan international en permettant à des artistes haïtiens de voyager a l’étranger, en particulier aux Etats-Unis, en vue de valoriser leurs talents artistiques. C’est une entreprise louable et inédite. Emmanuel est le premier ā l’entreprendre.

Mais vouloir devenir artiste-chanteur n’est pas une entreprise sans difficultés surtout de nos jours où la compétition dans le monde de la musique évangélique est très concurrentielle. Pour y réussir, il faut qu’on soit un bon innovateur, un penseur infatigable et un organisateur discipliné.

Dans le monde de la musique évangélique haïtienne, il n’y a pas encore d’artistes haïtiens qui ont financièrement réussi. Pourquoi ? Manque d’initiative, absence de solidarité entre les artistes évangéliques, absence d’organisation, d’innovation et absence d’ouverture vers les autres communautés. L’année dernière, MBC (Meriles Business Center) LLC a acheté plusieurs cd’s d’Emmanuel Polection où il chante Obama, Obama, Obama. MBC en a donné cinq ā ses clients hispaniques. Ils les ont bien appréciés parce que Emmanuel a dit quelques mots en espagnol. Juste pour signaler que si nos artistes chantent dans différentes langues, ils auront plus de chance de réussir.

La musique award qui est un mouvement sans structure pour le moment peut devenir une   grande organisation qui peut générer des profits énormes non seulement pour ses organisateurs-fondateurs mais aussi pour les autres artistes haïtiens dans la mesure où il y a des gens qui pensent sérieusement pour l’avenir de cette organisation. Après 4 ans d’essais, il est possible de transformer le mouvement « musique award » en une structure au service des artistes et de la communauté.

Cette année, M. Emmanuel Polection avait un budget opérationnel de  $12, 728 dollars.
Il a vendu 312 cartes ā raisons de 25 chacune et recueilli un montant considérable des supporters. Il a collecte $ 9075. Contrairement aux deux awards précédents, il n’y a pas de déficit cette année grâce au savoir-faire de son frère Dickens Polection qui est détenteur d’une maîtrise en administration des affaires et d’un baccalauréat en gestion des entreprises qu’il a complété en France.

Des dépenses prévues ont été effectuées selon Dickens : $ 1,400 pour la salle, $ 1,500 pour la sonorisation, $1,200 en publicités sans oublier les autres dépenses diverses inévitables relatives aux activités de la fête. Aussi, il y avait environ 20 a 25 pour cent de gens dans la salle qui ne payaient pas, toujours selon Dickens qui affirme que l’année prochaine, si Emmanuel le souhaite, la musique award sera une réussite plus que complète, la communauté haïtienne de Philadelphie doit être satisfaite au maximum et des VIP cartes seront distribuées pour éviter de répéter les mêmes erreurs du matin

En tout cas, si Mister E a lamentablement échoué dans la gestion du centre communautaire actuellement fictif dont il était le directeur, s’il a piteusement échoué dans la gestion de la radio Vision Céleste dont il était ou est encore l’administrateur principal, il a bien réussi dans la gestion et l’administration de la « Musique Award » grâce ā son assiduité, son audace, son esprit d’innovation, sa volonté inébranlable de promouvoir la musique évangélique haïtienne mais aussi aux know-how de son frère Dickens et d’autres collaborateurs desquels ils prenaient des conseils salutaires. Donc, là où le gestionnaire a échoué, l’artiste a réussi.


Un nouveau bishop protestant dans la communauté haïtienne de Philadelphie après Jean H. Vincent


D’abord qu’est-ce-qu’un un bishop ? Un bishop est un membre ordonné et consacré du clergé chrétien qui occupe une position d’autorité et de supervision. Dans les églises romaines, orthodoxes de l’orient et orthodoxes de l’Est, les bishops héritent d’une succession apostolique qui est un héritage historique direct datant de l’époque des douze apôtres originels. Aussi, quelques églises protestantes telles que les églises Méthodistes et Luthériennes ont des bishops occupant les mêmes fonctions, à l’exception de l’héritage apostolique réclamé par les bishops catholiques. L’église de Jésus-Christ des saints des derniers jours a aussi des bishops considérés comme des leaders spirituels des congrégations locales.  

M. Wesly Asulfat, peut-il devenir bishop ? L’église missionnaire de Jésus-Christ du Bon Samaritain dirigée par le pasteur Wesly Asulfat, devient une mission indépendante en elle-même selon les déclarations du titulaire de cette congrégation. Ainsi, l’Alliance chrétienne, une église protestante de Miami, dirigée par le pasteur Jonel Toussaint devient « Eglise missionnaire de Jésus-Christ du Bon Samaritain » Dans une lettre datée du 17 septembre 2009 et qui porte les signatures des responsables de cette église, pasteur Wesly Asulfat devient officiellement le bishop ou pasteur superviseur de cette assemblée. 

Dans les mois  ā venir, une église sera fondée ā Delaware et sera sous la juridiction de la mission poursuit M. Asulfat qui déclare en outre avoir en perspective la formation des leaders évangéliques, via des séminaires et l’organisation des conventions annuelles où des séances de formations supplémentaires seront planifiée ā l’intention des participants a-t-il conclut.

Interrogé sur les conditions exigées pour devenir bishop, M. Asulfat déclare : « Avoir au moins deux ou trois églises sous ma supervision, trouver une organisation licenciée pouvant me consacrer comme bishop sont des conditions indispensables » Qu’en est-t-il des qualités morales et intellectuelles et/ou théologiques ?

La colère et l’amour

Alors qu’un homme nettoyait sa nouvelle voiture, son fils de 4 ans ramassa un caillou et fit des graffitis sur le côté de sa voiture. Dans un accès de colère, sans même regarder ce que représentaient les graffitis, l’homme prit la main de son fils et la frappa plusieurs fois, sans même se rendre compte qu’il frappait avec une clé à molette.

A l’hôpital, le garçon perdit tous ses doigts, à cause des multiples fractures dont il était victime. Quand le garçon vit son père tout triste, à cause de sa blessure, il demanda : « papa, quand est ce que mes doigts vont repousser ? » L’homme fut très secoué par la question et resta sans voix.

Il repartit vers sa voiture et la cogna plusieurs fois. Dépité par ses propres actions, il s’assit devant la voiture. Alors il vit ce que son fils avait gribouillé sur sa voiture et lut : « JE T’AIME PAPA » Le jour suivant, l’homme se suicida.

La colère et l’amour n’ont pas de limites. Choisis toujours le dernier pour avoir une belle et mignonne vie.
Les choses sont créées pour être  utilisées et les hommes pour être aimés. Mais le problème dans le monde actuel est que les hommes sont utilisés et les choses aimées.

Durant cette année, gardons toujours ceci a l’esprit : les choses sont créées pour être utilisées et les hommes pour être aimés.
Fais attention à tes pensées, elles deviennent souvent des paroles ! Fais attention à tes paroles, elles deviennent souvent des actions ! Fais attention à tes actions, elles deviennent des habitudes ! Fais attention à tes habitudes, elles deviennent souvent ton caractère ! Fais attention à ton caractère, il détermine souvent ton destin.

Mérilès Joseph, Sources combinées.

Homosexualité : Un virus qui ronge le secteur

Autrefois, les victimes de harcèlement sexuel sur le marché du travail haïtien étaient surtout en grande majorité les femmes. Cette pratique, de nos jours, se révèle de plus en plus monnaie courante chez les hommes. Néanmoins, il n'y a jusqu'à date aucune disposition légale traitant de harcèlement sexuel. Ordinairement, la victime est la seule à en faire les frais.

Sujet autrefois tabou, le harcèlement sexuel sur le lieu de travail sort de plus en plus de l'ombre ces dernières années, car les langues ont commencé peu à peu à se délier. Conscientes de la lâcheté de leur entourage, la plupart des victimes préfèrent se taire, car ces actes portent gravement atteinte à leur dignité.

Jean-Pierre*, 30 ans, marié, père de deux enfants, qui était un cadre de l'une des plus grandes entreprises de la place, raconte que son supérieur hiérarchique homosexuel lui faisait subir un calvaire parce qu'il a refusé de céder à ses avances sexuelles.

« J'étais engagé dans une prestigieuse institution haïtienne. Mon supérieur hiérarchique profitait de son poste pour me faire des avances sexuelles en m'invitant souvent à sortir avec lui. Ce responsable malhonnête ne me laissait pas bosser en paix. Après un temps de répit, il a persisté. A la fin, j'ai dû renoncer à mon poste pour rester définitivement chez moi et je ne regrette rien. Au contraire, cette mésaventure m'a permis de corriger certaines idées fausses que j'avais auparavant », explique Jean-Pierre*, l'air indigné.

Qu'entend-on par harcèlement sexuel ?

C'est le fait de harceler autrui en usant d'ordres, de menaces ou de contraintes, dans le but d'obtenir des faveurs de nature sexuelle par une personne abusant de l'autorité que lui confèrent ses fonctions. En clair, tout comportement non sollicité influencé par des pulsions d'ordre sexuel, qui est perçu comme hostile et humiliant par la personne le subissant.

Le harcèlement est une agression et une atteinte à la dignité humaine. Il peut prendre des formes diverses, notamment le chantage à l'embauche ou à la promotion, les menaces de représailles en cas de refus aux avances sexuelles. Il peut avoir des conséquences graves sur l'emploi, la carrière professionnelle, les conditions de travail et la santé psychologique des victimes, puisqu'elles n'osent pas dénoncer leurs bourreaux.

Un autre cas, pas très différent de celui de Jean-Pierre *, il s'agit cette fois-ci de Pedro*, âgé de 27 ans, un jeune professionnel, diplômé en sciences informatiques. Ce dernier a tenu à nous assurer, d'une voix chargée d'exaspération, qu'il a perdu son premier emploi parce qu'il n'a pas accepté de vendre son corps à son employeur pour avoir une promotion au sein de l'entreprise où il travaillait.

« Vous avez les compétences requises pour avoir cette promotion, mais vous savez, ici, que vous soyez homme ou femme, pour avoir une promotion, vous devriez donner quelque chose de plus. Comme je n'ai pas cédé, j'ai perdu le poste, espérant trouver un autre emploi où seules les qualités professionnelles seront requises », dit-il, comme une âme en peine, en ajoutant que nous sommes dans une société qui à plein de tabous, et beaucoup d'entre nous qui tenteront de dénoncer un harceleur mettront sa dignité en jeu.

Sophia*, quant à elle, une assistante dans un service financier, affirme que son chef d'entreprise lui fait vivre un calvaire au travail. Il emploie toujours des mots portant sur le sexe. Parfois, il la chatouille, la pince ou la serre. Une secrétaire dans une institution publique raconte, elle aussi, que son patron lui répète toujours qu'il pourrait vraiment l'aider dans sa carrière professionnelle si elle offrait un peu plus. Elle révèle : « Quand je lui ai demandé ce que je dois lui offrir de plus, il m'a répondu: vous devriez comprendre, avant tout vous êtes une femme.»

En effet, la grande majorité des cas de harcèlement sexuel sont enregistrés au moment de l'embauche ou de la promotion. Et les principales victimes sont les jeunes femmes et les jeunes hommes dans leur premier emploi. En Haïti, ces victimes sont vulnérables en raison de leur âge, mais aussi avec le taux élevé de chômage dans le pays.

Que dit la législation haïtienne sur le harcèlement sexuel?  
Le Code du travail ne comporte en effet aucune disposition légale pour punir les coupables de harcèlement sexuel. Ce qui fait que de nombreuses femmes, et même des hommes, faisant l'objet de ce type de chantage, arrivent même à perdre leur emploi. Même lorsqu'ils sont soumis au tribunal spécial du travail, les cas de harcèlement sexuel sont autant difficiles à prouver qu'à trancher.

Selon le commissaire en chef près le tribunal spécial du travail, Pierre Casséus, le harcèlement sexuel est un délit analogue à celui du viol. « En ce qui a trait au harcèlement sexuel, le tribunal du travail ne peut trancher à ce sujet, cela est de la compétence de la cour pénale haïtienne », précise-t-il.

Consulté à ce sujet, Me Aviol Fleurant relève en effet que le Code pénal haitien ne comporte aucune disposition relative au harcèlement sexuel. Tandis qu'un commissaire du parquet, ayant requis l'anonymat, estime qu'à sa connaissance, le parquet près le tribunal civil de Port-au-Prince a reçu beaucoup de plaintes relatives à des cas d'agression sexuelle et d'attentat aux bonnes moeurs. « L'expression harcèlement sexuel est un thème inventé par les Français; il n'est mentionné nulle part dans le Code pénal haïtien, mais c'est un délit de viol qui est sévèrement puni par la loi », ajoute-t-il.

La plupart du temps, les victimes souffrent en silence, soit parce qu'elles choisissent de se taire, soit parce qu'il n'y a aucun moyen de redressement légal. Les lois existant en Haiti n'établient aucune différence entre le harcèlement sexuel et les crimes sexuels. C'est pourquoi il n'y a pas de clause qui stipule explicitement ce qu'est le harcèlement sexuel et quand un acte de harcèlement équivaut à un crime.
Les cas de Jean-Pierre* et de Pedro*, cités plus haut, peuvent paraître extrêmes, mais les exemples d'homosexuels puissants qui usent et abusent de leur position ou de leur autorité dans le milieu professionnel sont nombreux. Du fait que les pratiques homosexuelles sont honteuses en Haiti, de nombreuses personnes se refusent à livrer des témoignages sur des cas similaires de harcèlement sexuel. Le cas de Jean-Pierre relève en tout cas de l'abus d'autorité. Malgré l'existence de beaucoup d' organisations de défense des droits des citoyens en Haïti, il n'y a pas d'espoir pour les victimes.

Le vide juridique favorise l'impunité

A quoi vont servir les preuves en Haïti où, selon ce qu'a mentionné plus haut Me Aviol Fleurant, il n'existe aucune disposition juridique à ce sujet? Comment donc prouver des gestes ou des paroles lubriques surtout lorsque la loi n'a pas très bien défini ce qu'est le harcèlement ? Selon lui, il est extrêment difficile pour un travailleur haitien d'être pris au sérieux lorsqu'il veut faire comprendre qu'il est victime.

Cependant, Me Fleurant souhaite que les parlementaires élaborent des lois sur ce phénomène alarmant, qui crée de sérieux obstacles sur le marché du travail, mais aussi dans la société haitienne.

De ce fait, un chef d'entreprise à qui on s'est adressé pour avis sur le sujet estime, qu'en dehors d'un fait divers qui aurait assez fait parler de lui, les médias n'abordent pas assez le harcèlement sexuel. « Cela fait belle lurette, déclare-t-il, que le harcèlement est resté dans notre pays un sujet tabou, une honte autour de laquelle on ne devrait jamais tourner ni faire la moindre allusion. C'est une question qui blesse les femmes et gêne énormément les hommes. Jamais en Haïti - sauf pour des cas extrêmes - on n'oserait déclarer être ou avoir été l'objet de harcèlement sur le lieu de son travail.»

La lutte contre le harcèlement sexuel et pour la dignité humaine, selon certains observateurs, ne doit pas être l'affaire des seules victimes, déjà affligées par ce qu'elles subissent. Même si le harcèlement n'est pas clairement défini dans la législation haïtienne, cela ne saurait signifier que cette pratique n'existe pas en Haiti. La pratique y est plutôt courante au regard de ce qu'on enregistre dans les institutions haitiennes.


17 octobre : Journée nationale de commémoration de l’assassinat de l’Empereur Jacques 1er


17 octobre 1806 17 octobre 2009, 203 années depuis qu’un acte pervers scissionniste a mis fin à la vie du Père fondateur de la patrie haïtienne, Jean Jacques Dessalines Le Grand, au Pont Rouge, à l’entrée de Port-au-Prince, l’actuelle capitale d’Haïti. Par cet acte, ils ont assassiné celui qui a lutté jusqu’à la victoire contre les ennemis déjà séculaires de la race noire, ceux-là qui ont cherché par tous les moyens, jusqu’à l’esclavage, pour l’exploiter et l’abêtir. Ils ont assassiné celui qui, grâce à son sens de stratagème, a concrétisé son rêve de fonder la première nation nègre de l’histoire universelle. Ils ont assassiné celui qui a créé la première République noire du monde ; ils ont assassiné celui qui a vaincu les plus odieuses manifestations d’arrogance des puissances impérialistes de l’époque dans leur mépris vis-à-vis du respect des droits de la race humaine, en réalisant, pour le bien de l’humanité, l’unique victoire d’une guerre d’indépendance contre un système esclavagiste.
Un être humain d’une telle stature, d’une telle grandeur, imbu d’une telle perspicacité, d’un tel courage a été abattu par ceux-là mêmes qui, comme lui, ont rêvé d’un monde nouveau, et ont lutté à ses cotés pour la libération de la terre d’Haïti, c’est-à-dire, ses propres compagnons d’armes.
Par cet acte pervers scissionniste, ils ont démoli l’espoir d’Haïti, l’esprit de grandeur d’une nation naissante qui a brillé comme un phare aux yeux et à l’entendement de tous les peuples qui croupissent dans l’esclavage, de tous ceux qui, partout sur la terre, sont privés de liberté.
Ils ont assassiné celui qui a fait de la lutte pour la liberté d’une race sa carrière de vie. Quel sacrifice ne consentirait pas un peuple héritier d’un tel dépôt sacré pour rendre gloire, honneur, mérite, à son chef spirituel, le général Dessalines, s’il lui reste encore des patriotes décidés à œuvrer pour que les idées-forces de l’idéal dessalinien continuent à transformer l’homme haïtien contemporain en cet instrument nouveau de réparation et de magnificence, devenu plus que jamais important, compte tenu du contexte national et de l’exercice toléré et entretenu d’une intrusion si débridée de l’étranger dans les moindres interstices de la vie nationale.
Heureusement, certains sursauts nationalistes, quoique isolés, laissent présager encore qu’il lui reste de sa réserve d’héritier de l’idéal dessalinien, suffisamment de valeur et de courage pour extérioriser ce cri de l’âme : « À vos ordres, gouverneur général ! », en réponse à la « Proclamation au Peuple » de Dessalines, celui qui a incarné dès sa naissance le sentiment de liberté, et qui l’a extériorisé quand il eut à dire : « J’ai veillé, combattu, quelque fois seul, et, si j’ai été assez heureux pour remettre en vos mains le dépôt sacré que vous m’aviez confié, songez que c’est à vous maintenant à le conserver. En combattant pour votre liberté, j’ai travaillé à mon propre bonheur. »
Par cet acte pervers scissionniste, ils ont assassiné celui qui nous a donné l’exemple de la persévérance dans le devoir bien fait. Au lieu d’une célébration tous azimuts orchestre de manifestations festives, la date anniversaire du 17 octobre devrait être conçue dans l’idée de relever, par des actes hautement symboliques, les grands moments caractérisant la vie tumultueuse, agitée et dynamique de Jean Jacques Dessalines esclave, charpentier, insurgé, militaire, officier supérieur, général en chef, Gouverneur général, Empereur Jacques 1er. C’est de cette vie exemplaire d’Homme travailleur, de grand stratège, de visionnaire qu’est émergé l’idéal dessalinien.
Il est plus qu’urgent aujourd’hui de converger la conscience collective vers la renaissance du dessalinisme, quand on se souvient qu’encore une fois, comme une démonstration planifiée dans toute son impertinence, à partir de 2004, l’année même de la célébration du bicentenaire de l’indépendance d’Haïti, des troupes étrangères, comme par hasard, ont repris goût de fouler en masse le sol qui a cultivé le germe de la liberté des peuples opprimés de l’histoire universelle.
La commémoration de ce vil assassinat doit nous faire pencher davantage sur la réalité d’Haïti en toute objectivité dont la pauvreté d’aujourd’hui l’a disqualifiée pour mériter de la pratique de l’interdépendance des nations, alors que l’Empereur Jacques 1er avait brandi comme l’une de ces idées-forces « l’exercice sans équivoque de la solidarité régionale du nouvel État vis-à-vis des pays voisins ».
La commémoration du 203e anniversaire de l’assassinat de l’Empereur Jacques 1er doit servir de ferment d’espoir pour que chaque fils de cette terre fasse revivre dans sa conscience la fierté d’appartenir à cette lignée dessalinienne, la détermination de vivre économiquement libre, spirituellement libre et politiquement libre.
En effet, au lieu d’en faire une journée de profondes réflexions sur ce crime insolite, égoïste, insensé ; au lieu d’en faire une journée de sérieuses recherches de voies de réparation comme devoir de mémoire ; au lieu d’en faire une journée de grandes décisions, d’inaugurations d’œuvres importantes pour le bien-être du peuple, une journée dédiée à la recherche de l’application de l’idéal dessalinien afin que la commémoration de l’anniversaire de cet assassinat soit le détonateur d’un réveil patriotique, on a préféré orienter le peuple vers la voie de l’ingratitude, vers le venin de l’oubli ou de l’inversion totale du traitement que mérite cet acte, en faisant de cette journée une célébration au lieu d’une commémoration. On dirait qu’on a voulu enlever à jamais au peuple haïtien toute possibilité d’enrichir, de renforcer l’œuvre du Fondateur de la Patrie..
Et pour témoigner une telle ingratitude, et confirmer un tel déni, ils ont jeté leur insolite dévolu sur l’unique ville que l’Empereur Jacques 1er a construite pour en faire la première capitale de cette première République noire de l’histoire universelle, Dessalines-ville, fondée sur l’habitation Marchand, actuellement dénommée Marchand Dessalines.
En l’occurrence, depuis l’année 1997, par un geste en apparence de reconnaissance et de respect vis-à-vis de la mémoire de l’Empereur, le gouvernement d’alors avait opté d’associer la première capitale de la nation haïtienne à la commémoration officielle de l’assassinat de Jacques 1er, qui dans le temps se confinait dans les limites du Pont Rouge, à l’entrée de l’actuelle capitale d’Haïti. A la vérité, les activités festives entreprises pour commémorer l’anniversaire de l’assassinat de l’Empereur Jacques 1er le 17 octobre à Marchand Dessalines, ont jeté dans la confusion la population de Marchand Dessalines et tous ceux qui respectent et luttent pour l’application de l’idéal dessalinien dans ce contexte de pays occupé dans lequel se trouve Haïti.
La commémoration du 17 octobre à Marchand Dessalines est devenue une célébration, un rendez-vous de bamboche, de fête et de réjouissance nationale, comme si la vie de l’Empereur était tellement incompatible aux vœux et aspirations des anciens esclaves qu’il faudrait la maudire et se réjouir le jour de sa mort. Notre Haïti d’aujourd’hui, serait-elle dominée par l’esprit de ceux qui ont tramé l’assassinat de l’Empereur, pour que l’anniversaire de sa mort soit considéré comme une journée de réjouissance ?
Que le 17 octobre se commémore dans la dignité, dans le respect de la mémoire du Fondateur de la Patrie haïtienne, du général en chef de l’armée indigène, Jean Jacques Dessalines, en toute sobriété, comme nous le faisons toujours quand nous avons à rappeler la disparition de tout être cher.
14 octobre 2009.
Joseph Pierre Lamothe
Coordonnateur général
Fondation Dessalines/2004, (Fondessa)

 

Jimmy Carter lance à Port-au-Prince son plan contre la malaria et la filariose

jeudi 8 octobre 2009,

L’ancien Président américain Jimmy Carter et le Président René Préval ont officialisé jeudi à Port-au-Prince un accord de coopération visant à éradiquer sur dix ans le paludisme et la filariose lymphatique en Haïti et en République Dominicaine grâce à un financement total de 241 millions de dollars du Centre Carter. De ce montant, 163 millions seront attribués à notre pays où la prévalence de la malaria particulièrement élevée concerne 6% de la population.


S’exprimant au Palais National (siège de la Présidence) lors d’une conférence de presse conjointe avec le chef de l’Etat, M. Carter a jugé capitale pour le développement d’Haïti la disparition de deux maladies qui constituent une source de préoccupation en matière de santé publique. spp/Radio Kiskeya

Le Président dominicain Leonel Fernández attendu en Haïti en Novembre prochain


Le Président dominicain Leonel Fernández sera en visite en Haïti en Novembre prochain, pour s'entretenir avec son homologue haïtien, René Préval.

Au centre des discussions entre les deux hommes ; l'éradication de la malaria et de la filariose ainsi que d'autres sujets d'intérêt capital pour Haïti et la République Dominicaine, a annoncé l'ancien président Jimmy Carter, lors d'une visite à Santo Domingo la semaine dernière. .

Le problème migratoire confronté par Haïti et la République dominicaine existe partout ailleurs dans le monde, entre pays riches et pays pauvres, entre les États Unis et le Mexique, a dit Jimmy Carter.

La République Dominicaine jouissant d'une meilleure situation économique qu'Haïti, doit se montrer plus coopérative pour résoudre les problèmes communs aux 2 pays, a encore proposé l'ancien Président Jimmy Carter lors de son passage en territoire voisin . .(R.M.)

 

Une centaine de policiers dominicains bientôt déployés à la frontière

La présence de plus en plus croissante des forces de sécurité dominicaines doit permettre à Santo Domingo de contrecarrer "l’haïtianisation" de la bande frontalière
mercredi 7 octobre 2009,
La police dominicaine va déployer pendant 15 jours 117 de ses agents à la frontière avec Haïti où ils auront à prendre part à la lutte contre le trafic d’êtres humains, de drogue, d’armes et la délinquance, tâche jusque là exclusivement confiée aux forces armées.
S’exprimant mercredi à Santo Domingo lors d’une conférence de presse relayée par l’Associated Press, le chef de la police, Rafael Guillermo Guzmàn Fermìn, a affirmé que la constitution de cette unité spécialisée représente un projet pilote qui sera suivi d’autres expériences du même type. "L’objectif poursuivi est le renforcement de manière ferme et décisive de la sécurité à la frontière", a répété le commandant dominicain.
Cette annonce coïncide avec de graves inquiétudes exprimées ces derniers jours par les autorités dominicaines concernant "l’haïtianisation" de la frontière où les familles dominicaines seraient de plus en plus rares et les écoles constituées majoritairement d’élèves haïtiens.
Le conseil national de la frontière a annoncé mercredi son intention de soumettre au Parlement dominicain un avant-projet de loi appelant à la création d’un organisme général qui, de concert avec d’autres entités, devrait promouvoir le développement de la zone frontalière, le renforcement de la sécurité et la lutte contre les activités illicites.
Un projet de repeuplement incitatif visant des familles de militaires est déjà amorcé dans cette zone qui représente 22% du territoire dominicain mais, où vit seulement 5% de la population nationale.


Haïti et la République Dominicaine ont une frontière commune longue de 391 kilomètres. spp/Radio Kiskeya

Des centaines de duvaliéristes en noir et rouge dans les rues le 17 octobre

Représentants du seul secteur politique à s’être approprié la puissance symbolique de la mort de Dessalines dans l’inconscient collectif, ils ont exigé haut et fort le retour de leur leader, Jean-Claude Duvalier
lundi 19 octobre 2009,
Plusieurs centaines de duvaliéristes arborant leurs couleurs fétiches, le noir et le rouge, ont manifesté samedi à la surprise générale à Port-au-Prince pour marquer le 203e anniversaire de l’assassinat du père de l’indépendance nationale, Jean-Jacques Dessalines. Composée de jeunes et de moins jeunes des deux sexes, la foule, qui scandait des slogans en faveur de la réconciliation nationale, a réclamé le retour de l’ancien dictateur Jean-Claude Duvalier, exilé en France depuis 1986.
Répondant à l’appel du Parti de l’unité nationale (PUN), une formation politique néoduvaliériste, les partisans de l’ex-régime des "Tontons Macoutes" étaient partis de leur point de ralliement au Bel-Air. Après avoir sillonné plusieurs rues de la capitale, ils se sont dispersés sans incident sur la place Dessalines, au Champ de Mars (centre), au pied de la statue du premier chef d’Etat haïtien tué le 17 octobre 1806.
23 ans après la révolte populaire spectaculaire ayant renversé Jean-Claude Duvalier, les duvaliéristes tentent désespérément de redevenir une force politique sur un échiquier dont la configuration s’est considérablement modifiée. Crédité d’un important rassemblement lors du centenaire, en 2007, de la naissance de François Duvalier, l’un des pires despotes du XXe siècle, ceux qui restent fidèles aux idéaux de l’ancien régime totalitaire cherchent depuis quelque temps à sceller des alliances électorales avec d’autres secteurs.

Le pays attend aujourd’hui encore le procès du duvaliérisme accusé d’avoir commis d’innombrables crimes de sang et


Mexique : Le Sénat opposé à l’envoi de casques bleus mexicains en Haïti

Le Sénat mexicain s’est prononcé mardi contre un projet d’intégration du pays au sein de la Mission de stabilisation de l’ONU en Haïti (MINUSTAH), arguant qu’il s’agirait d’un "acte interventionniste" contraire aux principes de la politique étrangère de Mexico, informe l’agence locale Notimex.

La Chambre haute a rejeté avec une majorité confortable une proposition des Sénateurs du Parti authentique national (PAN) demandant au Président Luiz Felipe Calderòn d’évaluer la possibilité d’envoyer des militaires en Haïti.

Les élus mexicains se sont appuyés sur une résolution qu’a présentée la commission sénatoriale des affaires étrangères Amérique latine/Caraïbes présidée par le Sénateur César Leal. Le texte rappelle que cette nation latinoaméricaine s’est montrée à maintes reprises favorables au principe de la non ingérence face aux situations de crise ayant secoué divers pays. spp/Radio Kiskeya

Développement humain : Haïti toujours à la traîne

149e sur 182 dans l’IDH 2009, notre pays occupe le dernier rang dans la région Amérique latine/Caraïbes, indique le PNUD

Haïti arrive encore une fois en queue de peloton en matière de développement humain, se classant seulement 149e sur 182 pays dans le rapport mondial sur le développement humain (RDH) rendu public lundi à Bangkok (Thaïlande) par le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD).

L’Indice du développement humain 2009 (IDH), qui reflète des données recueillies en 2007 sur le bien-être des populations à travers l’espérance de vie, l’alphabétisation, la scolarisation et le PIB par habitant, montre qu’Haïti est le plus mal classé de tous les pays d’Amérique latine et de la Caraïbe.

Seuls le Guatémala (122e) et le Nicaragua (124e) accusent également un "bas niveau" de développement humain. Quant à la République Dominicaine voisine, elle arrive en 90e position avec un "IDH moyen" tout comme deux autres pays de la région, le Paraguay (101e) et la Bolivie (112e).

Un peu plus haut, le Venezuela (58e), le Brésil (75e), la Colombie (77e), le Pérou (78e) et l’Equateur (80e) se hissent parmi les nations ayant atteint un niveau de développement "élevé". Avec sa 44e place, le Chili est le pays du sous-continent ayant atteint le meilleur niveau de bien-être suivi de près d’Antigua-et-Barbuda (47e), de l’Argentine (49e), de l’Uruguay (50e) et de Cuba (51e).

La Norvège, l’Australie et l’Islande dominent ce classement dont elles occupent les trois premières places. Viennent ensuite, le Canada (4e), l’Irlande (5e), les Pays-Bas (6e) et la Suède (7e). spp/Radio Kiskeya

Samedi 3 Octobre 2009, 11H09

Haïti: Baby Doc: La justice Suisse a statué.

La justice suisse a statué: le peuple haïtien va récupérer 5 millions d'euros détournés par l'ex-président Duvalier, réfugié en France depuis 1986. De 1986 à aujourd'hui, Jean Claude Duvalier a connu une veritable déchéance. Tracé d'une banqueroute, de la Côte d'Azur à la porte de Bagnolet. En transit en France, d'abord pour une semaine, l'ancien dictateur d'Haïti Jean-Claude Duvalier alias "Baby Doc" y séjourne depuis... vingt-trois ans, semi-clandestin dans un trois-pièces à Paris, ruiné. Entre sa prise des pleins pouvoirs à Haïti, en 1971 et sa fuite en France, en 1986, Jean-Claude Duvalier avait pillé les caisses de l'Etat. Une partie de ces fonds - plus de 7 millions de dollars américains - fut déposée sur un compte à l'Union des banques suisses (UBS) à Genève, puis confisquée en 2002, après des années de procédures. Dans un arrêt inédit du 12 août, que Libération s'est procuré (1), l'office fédéral de la justice helvète vient de décider de restituer cet argent à la République d'Haïti. "Officiellement", c'est la fondation Brouilly - créée en 1972 par Simone Duvalier, la mère de l'ancien dictateur, et basée à Vaduz, capitale du paradis fiscal du Liechtenstein , qui détient ces 7,6 millions de francs suisses (5 millions d'euros). "Licite ou illicite?" La fondation a multiplié les contre-attaques pour les récupérer, en vain. Son dernier recours du 16 mars a donc été rejeté il y a un mois, au motif que la fondation n'apporte pas la preuve de l'origine licite de cet argent. C'est une première en droit, "la justice suisse a renversé la charge de la preuve", explique Louis Joinet, expert indépendant de l'ONU sur la situation des droits de l'homme en Haïti qui, dans son rapport de 2007, a prôné "la lutte contre l'impunité" du clan Duvalier puis a oeuvré à la restitution des fonds Duvalier: "Les fonds expatriés à Genève par Duvalier sont présumés d'origines illicites. A charge pour le contestataire de démontrer le contraire." Or, selon l'arrêt, la Fondation Brouilly qui réclame cet argent "s'est limitée à affirmer de façon vague que les avoirs déposés à l'UBS avaient "pour unique origine la fortune personnelle de feu Mme Simone Duvalier", sans fournir aucune autre explication à ce sujet ni alléguer une quelconque provenance licite de cette fortune". La cour considère donc que ces 7,6 millions de francs suisses proviennent d'une "organisation criminelle" vouée au pillage systématique des caisses de l'Etat et"doivent donc être rendus à la République d'Haïti qui les réclame". Haïti avait ouvert une enquête pénale sur les détournements de fonds du clan Duvalier évalués à 100 millions de dollars puis avait demandé, en mai 2008, l'entraide judiciaire, à la Suisse. "Lynchage ou "déchoukage"" Le tribunal fédéral décortique la façon dont "les membres du clan Duvalier ont vidé les caisses de l'Etat d'Haïti à leur profit sous le régime de la terreur prévalant durant l'ère duvaliériste, soit entre 1957 et 1986", avec la redoutable milice des "volontaires de la sécurité nationale", plus connus sous le nom de l'un de ses nervis "les tontons Macoute". Ainsi, Jean-Claude Duvalier qui prit, en 1971, le titre de "président à vie" à l'âge de 19 ans après la mort de "Papa Doc", a-t-il à son tour utilisé les tontons Macoute pour réprimer, torturer ou exécuter les opposants, et imposer un détournement à son profit des ressources du pays. Avec sa "mafia" de complices placés à la tête des départements d'Etat et des entreprises publiques, le clan Duvalier "endossait des chéquiers établis à l'ordre de prétendues "oeuvres sociales" fictives, soit "du président à vie", soit de la "gardienne de la révolution" pour madame François Duvalier mère, ou encore aux oeuvres de charité de "madame Jean-Claude Duvalier"". Un rapport de la Banque mondiale (BM) sur le développement dans le monde, rédigé en 1997 et cité dans l'arrêt suisse, souligne que "Jean-Claude Duvalier s'est exilé en France avec un pactole évalué à 1,6 milliard de dollars". Le tribunal fédéral suisse a demandé des "garanties" à l'actuel président haïtien, René Préval, afin que l'argent bientôt restitué ne retombe pas dans les poches de corrompus, mais serve, via des ONG, à "la population" parmi les plus miséreuses du monde. Comme en témoigne la Cité Soleil, le bidonville géant de Port-au-Prince.

 


Jeudi 8 Octobre 2009, 09H46

Un Parc Industriel à Cité Soleil

Un Nouveau Parc Industriel à Port-au-Prince C'est le financier milliardaire Georges Soros qui financera le nouveau parc industriel qui s'élèvera sur la bande côtière de Cité Soleil à Port-au-Prince et dont la construction est estimée à 45 millions de dollars américains. Une semaine après la visite très médiatisée de l'envoyé spécial de l "ONU pour Haïti, Bill Clinton, on apprend que le " Win Group " un conglomérat basé en Haïti et le " Soros Economic Development Fund " se préparent à développer un parc industriel dont la construction reviendra à 45 millions de dollars, selon un article paru le 6 octobre dans " Business Wise " . Le nouveau Parc Industriel, baptisé " West Indies Free zone " comprendra plus de 1 million 200.000 pieds carrés. Il abritera des industries aussi bien locales que internationales, ainsi que des dépôs et des bâtiments administratifs ( taxes, douanes) et des centres de transformation. Les 300.000 résidents de Cité Soleil ( souligne Business Wire) qui vivent à côté du nouveau parc industriel verront arriver 25.000 emplois créés dans leur communauté. Des conversations se déroulent avec un certain nombre de compagnies aux Etats-Unis qui seraient prtêtes à prendre avantage de la main d'œuvre haïtienne coûtant moins cher. " Nous nous engageons à soutenir le développement économique en Haïti ", dit Stewart J. Paperin, président du " Soros Development Fund ". " ce projet créera des milliers d'emplois et attirera le genre d'entreprises qui vont qui vont aider Haïti à exploiter ses possibilité socio-économiques ". Le nouveau Parc Industriel sera prêt à recevoir ses premiers locataires en 2012.

 

Accident : Une grande douleur pour le Secrétaire général de l’OEA

José Miguel Insulza insiste sur les sacrifices que consentent les soldats qui se mettent au service de la paix

Le Secrétaire général de l’Organisation des Etats américains, José Miguel Insulza, a exprimé samedi sa "profonde douleur" au lendemain de la mort de onze casques bleus uruguayens et jordaniens dans l’écrasement d’un avion de la Mission de stabilisation de l’ONU en Haïti (MINUSTAH).

Dans un communiqué rendu public à Washington, le numéro un de l’OEA affirme avoir reçu avec une profonde peine la nouvelle de la catastrophe. "Mes premières pensées vont aux familles et aux êtres chers des disparus à qui j’exprime ma plus grande douleur et j’accompagne aussi dans mes sentiments les gouvernements uruguayen et jordanien et la grande famille sœur de l’ONU", souligne M. Insulza.

Pour le diplomate chilien, cette tragédie ne fait que renforcer le respect et l’admiration que tous les membres de l’OEA vouent à "ceux qui se dédient entièrement à la promotion de la paix, au bien-être des autres, très loin de leurs familles, même au sacrifice de leur propre vie".

La Force aérienne uruguayenne a identifié samedi les six militaires de l’Etat sud-américain tués dans le crash alors qu’à Amman les autorités jordaniennes ont confirmé le décès de cinq casques bleus du Royaume Haschémite dont un colonel.

Ils ont tous péri vendredi dans une région montagneuse de Ganthier, près de Fonds-Verettes (environ 40 km au nord-est de Port-au-Prince) au cours d’une mission de reconnaissance. spp/Radio Kiskeya

Un haïtien gagne 3 millions de dollars à la loterie de New York

Avec son statut de nouveau millionnaire, Jemps Saint-Fleur entend réaliser des études en sciences infirmières et venir en aide à ceux qui en ont besoin

Jemps Saint-Fleur, un ressortissant haïtien établi depuis sept ans aux Etats-Unis, vit actuellement un rêve après avoir appris cette semaine qu’il était l’heureux gagnant de la coquette somme de 3 millions de dollars à la loterie de New York.

Selon un média local Mid-Hudson News, cet habitant de Monsey, dans la région de Spring Valley, qui avait misé sur les bons numéros, a eu droit à une cérémonie spéciale au cours de laquelle la New York Lottery lui a présenté un chèque correspondant à ses gains astronomiques.

Cependant, conformément aux règlements régissant la puissante institution des jeux de l’Etat de New York, Saint-Fleur ne pourra pas empocher tout de suite les 3 millions de dollars. Jusqu’en 2028, il recevra annuellement un versement brut de 150.000 dollars. Après la perception des redevances fiscales, il disposera d’un montant net de 99.045 dollars. spp/Radio Kiskeya

Haïti, l’ombre d’un développement à venir

Le système économique mondial actuel veut qu’un pays soit compétitif sur le marché international. Une récente étude de Mauricio Gariazzo (conseiller commerce Extérieur) sur une « Analyse stratégique sur les avantages et inconvénients pour la République d’Haïti de participer à la célébration de l’Accord d’association économique (APE) entre Cariforum et la Communauté européenne » révèle que de nombreux chiffres sur Haïti témoignent de problèmes sociaux, économiques, et politiques. Ils sont dus à la mauvaise gouvernance, à l’instabilité institutionnelle, à la détérioration de l’environnement, et à la précarité de l’accès aux services de base pour la majorité de la population. De l’avis de Gariazzo, ces manquements ont valu à Haïti d’être classée comme le seul pays « moins avancé » du continent américain.

Une situation généralisée

Sur le plan institutionnel, les carences sont suivies de manques de prévision et de coordination des priorités de développement du pays. Ce qui cause une situation politique, sociale et économique très difficile à gérer tant du côté des acteurs nationaux qu’internationaux présents en Haïti.
Sur le plan économique, Haïti a de multiples défis à relever. En effet, au début des années 1980, Haïti avait un PIB per capita supérieur à $600 US, alors qu’entre 2001 et 2003 « Haïti est l’économie la moins compétitive et la moins intégrée du Caricom, avec un PIB de $ 432 US per capita » selon la Global Competitiveness de 2004, ce qui constitue une diminution de 42 % en 20 ans. L’inflation moyenne de 30,2 % et des finances publiques structurellement déséquilibrées et très dépendantes de l’aide internationale étaient aussi des caractéristiques du pays pour cette même période.
Du point de vue de la politique commerciale, Haïti doit commencer par créer des structures qui permettront de surmonter « la stagnation de la production nationale et la faible efficacité d’un secteur productif qui est aujourd’hui presque démantelé, le déficit permanent de la balance commerciale, le faible taux, de volume et de diversité de ses exportations, principalement basées sur des matières premières et produits textiles ».
Maintenant, avec l’accord d’associations économiques entre les États membres du Cariforum et ceux de la Communauté européenne, de nombreuses portes et défis commerciaux et institutionnels peuvent s’ouvrir pour Haïti. Car, cet accord va au-delà des matières douanières dans l’élévation et l’implémentation de la politique commerciale haïtienne.
Toujours d’après Gariazzo, « l’accord de partenariat économique (AEP) peut représenter de multiples opportunités et défis touchant non seulement les aspects commerciaux, mais aussi ses implications pour l’ensemble de l’économie et la société ». Dans les faits, c’est parce que « l’économie haïtienne est la plus en retard du bloc Cariforum et du continent. Elle doit impérativement inverser ses chiffres commerciaux négatifs, en ce qui concerne les volumes et valeurs échangés, le système de préférences douanières jusqu’à présent en vigueur (tout sauf les armes) n’a apporté les bénéfices attendus à aucun pays de l’ACP. Ces pays concentrent leurs productions dans peu de produits sans valeur ajoutée. Haïti se doit de faire une « image pays » en marketing qui permettra la différenciation des produits haïtiens à l’étranger, de former du personnel technique spécialisé.

Protéger les intérêts commerciaux d’Haïti

Par ailleurs, Gariazzo propose de renforcer le comité économique de commerce avec la République dominicaine grâce à des mesures concrètes, de renforcer les relations gouvernement-secteur privé en les rassemblant au sein du processus d’implémentation et en créant un comité public-privé des relations commerciales internationales, reliant le gouvernement et les principaux secteurs patronaux. Pour faciliter la tâche à Haïti, l’UE offrirait une opportunité importante pour le développement des ressources humaines d’Haïti qui est l’une de ses principales richesses. La présence temporaire de personnes physiques à des fins commerciales est possible pour les membres du Cariforum, les visiteurs d’affaires à court terme, les vendeurs de marchandises, les investisseurs, et les jeunes diplômés. Les compagnies de services de Cariforum affiliées à l’Union européenne pourront recevoir des juniors de leurs directions, afin qu’ils acquièrent jusqu’à un an d’expérience professionnelle. Le transfert des connaissances de stagiaires européens pourra apporter des avantages additionnels aux industries haïtiennes et une importante opportunité pour la main-d’œuvre qualifiée actuelle et future d’Haïti.
Il faut aussi stimuler la production et l’innovation technologiques pour apporter de la valeur ajoutée à la production d’huiles essentielles, de mangues, des langoustes, du café, des textiles et du sucre. Selon les critiques fréquentes à l’encontre de l’APE Cariforum-Communauté européenne, « l’économie de marche a été néfaste pour l’économie haïtienne et favorise seulement l’exportation de produits primairs », parce que les politiques de libération douanière par elles-mêmes ne suffisent pas à générer des bénéfices. De ce fait, il a été vérifié que les petits pays qui pratiquent la substitution d’importation ne réussissent pas à remplir tous leurs besoins et peuvent même forcer l’inflation à la hausse. C’est pourquoi le modèle proposé pour Haïti à partir de sa réalité est basé sur une importante diversification du commerce extérieur, une production spécialisée et compétitive, et, à moyen-long terme, la création de la valeur ajoutée qui entraîne une augmentation du taux de croissance économique, du niveau de vie de revenu par habitant et du niveau de bien-être de la population.

L’État haïtien et l’aide internationale

L’État haïtien doit travailler avec l’aide internationale pour prendre des mesures sur deux fronts : remplir les conditions pour l’investissement dans les entreprises de plus grande taille et appuyer l’industrie des PME. L’établissement d’une liste de priorités pour les nouvelles industries pour qu’elles aient « un accès préférentiel au crédit, des encouragements fiscaux, l’appui au recrutement formel de la main-d’œuvre ». Cela permettra de réduire le taux de chômage et de trouver un meilleur moyen de garder l’équilibre entre la sécurité alimentaire et un rythme efficace d’exportations : il faut donc «(i) restreindre le commerce informel des produits alimentaires, (ii) assurer une croissance soutenue de l’économie, qui fait naître une plus grande demande de produits à valeur ajoutée,(iii) créer à moyen terme un service veillant sur la libre concurrence et les droits des consommateurs, avec de réels pouvoirs de sanction. Ce service permettra l’accès aux biens de meilleure qualité à un moindre prix pour n’importe quel individu ».
S’il parait que cet accord se trouve hors de la sphère de contrôle d’Haïti et de l’Union européenne, et qu’Haïti n’est pas préparée pour ce genre d’accord, dans la logique d’une planification de développement qui, à moyen terme, permettra d’améliorer substantiellement les indices économiques et la qualité de vie de sa population, il est nécessaire de comprendre que la non souscription à l’AEP exclurait Haïti des préférences négociées par ses pays voisins du Cariforum face à l’UE. Ceux-ci bénéficieraient d’une préférence régionale entre eux, produisant un important effet d’exclusion économique pour le commerce haïtien. Et Haïti devrait faire face toute seule à une adaptation à l’économie globale.

Par Bernard Pierre – Le Matin
lundi 12 octobre 2009

 

 

Prix Nobel de la paix 2009 / Barack Obama entre ovations et critiques …

Comme une traînée de poudre, la nouvelle de l’attribution du prix Nobel de la paix 2009 à l’actuel président américain, Barack Hussein Obama, fait le tour du monde et suscite beaucoup de réactions particulièrement en Haïti. Si certains y voient la récompense des rêves de paix du bénéficiaire, d’autres estiment qu’il est trop tôt d’accorder une telle prime au premier président noir des États-Unis. Obama ne compte pas encore un an au pouvoir.
"Ce n'est pas comme cela que je m'attendais à me réveiller ce matin", a déclaré M. Obama, disant avoir réagi à la nouvelle "avec surprise et une profonde humilité". Lors de sa première apparition publique, l'homme le plus puissant de la planète a confié ne pas avoir l'impression de mériter le Nobel par rapport aux lauréats antérieurs mais qu'il l'accepterait "comme un appel à l'action". Le prix lui a été attribué "pour ses efforts extraordinaires en vue de renforcer la diplomatie internationale et la coopération entre les peuples", selon le comité Nobel norvégien. "Obama a créé un nouveau climat dans la politique internationale", a déclaré le président du comité, Thorbjoern Jagland, soulignant son penchant pour des solutions multilatérales et négociées.

Des personnalités haïtiennes interprètent différemment la décision du jury d’Oslo d’octroyer le prix Nobel de la paix au 44e président américain. Me Osner H. Févry, leader politique et président du Club Hussein Barack Obama d’Haïti, affirme, dans une déclaration de presse vendredi, que « cette nouvelle réjouit le cœur et l’esprit de tous ceux qui, à travers le monde, ont toujours œuvré en faveur de la paix et pour le bien-être général des peuples. Cette distinction internationale honore non seulement le président Barack Obama et sa famille, mais aussi avec eux tous ceux qui ont su faire confiance aux intentions de paix et de justice du sénateur Obama par la recherche de la vérité dans la liberté ».
Sous le charme de l’ancien sénateur depuis la campagne électorale de novembre 2008 pour la présidence américaine, Osner Févry renchérit : « L’attribution de ce prix marque aussi une victoire éclatante pour les hommes et femmes de paix de toutes conditions, de toutes langues et de toutes cultures le début du retour de la morale dans les relations internationales, ce socle des valeurs de paix qui, jusqu’à la fin des années 60, avait dominé l’histoire de la diplomatie étrangère des États-Unis. Le club invite les universitaires et responsables politiques à suivre « le modèle d’Obama, une illustration vivante de la réussite par l’effort, dans la discipline ».
Pour l’ambassadeur Jean-Robert Simonise, professeur à l’université, « ce prix récompense les efforts d’Obama de sortir les États-Unis de l’unilatéralisme, de l’engrenage enclenché après la Deuxième Guerre mondiale, aggravé par la chute du Mur de Berlin. Il a discuté d’égal à égal avec tous les peuples, dégelé les relations et tendu la main au reste du monde. Il ne se comporte pas en super président. Le message d’Obama en faveur des pauvres du monde entier avait besoin d’un souffle », soutient le professeur Simonise, faisant allusion aux attaques virulentes dont a été récemment victime Barack Obama de la part de l’extrême droite américaine, pour son programme de santé qui préconise des approches plutôt sociales qu’économiques.
« Obama n’a pas été récompensé pour ses efforts, mais encouragé à suivre la ligne qu’il s’est tracée depuis la campagne électorale jusqu’à aujourd’hui », conclut Jean-Robert Simonise.
De son côté, le responsable du Conseil national des acteurs non étatique (Conane), Édouard Paultre estime, dans un entretien téléphonique avec Le Matin, que : « ce prix est accordé à la présidence américaine pour sa nette rupture d’avec la ligne politique de l’administration précédente, que ce soit dans le domaine de la justice, la politique, la diplomatie, les droits humains ».
L’ancien dirigeant de la Fédération des églises protestantes juge que le président américain instaure une autre image des relations internationales des USA que ce soit avec les petits pays ou les autres puissances, sans considérations religieuses. « C’est un prix qui met en valeurs les principaux efforts accomplis par l’administration en place ».
Cependant Édouard Paultre pense que la distinction est porteuse d’une charge symbolique. Selon lui, au reste du monde, le comité du prix Nobel envoie le message suivant: « La diplomatie doit avoir raison de la force ; aux États-Unis, de prendre beaucoup de précautions dans les relations internationales avec d’autres pays afin de ne pas sombrer dans le totalitarisme et d’éviter les anciennes pratiques qui faisaient croire à la superpuissance qu’elle peut intervenir n’import où, n’importe quand et n’importe comment ».

Des réactions dans le monde

Le monde a accueilli la distinction accordée à Obama avec des louanges, mais aussi des critiques et du scepticisme, rapporte des médias internationaux dont Le Monde, Le Figaro, Libération, Reuters, RFI... Les messages de félicitations qui ont afflué à la Maison Blanche viennent pour la plupart du vieux continent. Les Européens parlent d’un « honneur bien mérité ». Le président français Nicolas Sarkozy juge que ce prix consacre « le retour de l’Amérique dans le cœur de tous les peuples du monde ». La chancelière allemande, Angela Merkel, estime qu’ « il reste beaucoup à faire, mais une fenêtre de possibilités est ouverte ». Le secrétaire général de l’Onu félicite le président américain de tout son cœur. Pour Ban Ki-moon, Barack Obama « personnifie un nouvel esprit de dialogue». On ignore si la Présidence haïtienne a envoyé un message de félicitations à la Maison Blanche.
De son côté, le Premier ministre israélien, Benyamin Netanyahou, a exprimé l’espoir de « faire avancer la paix » avec Barack Obama. « Je me réjouis d’avance d’œuvrer en étroite collaboration avec vous pendant les prochaines années pour faire avancer la paix et donner l’espoir aux peuples de la région, qui méritent de vivre en paix, en sécurité et dans la dignité », a déclaré Benyamin Netanyahou.
Le président de l’État hébreu, Shimon Pérès, lui-même lauréat du prix Nobel de la paix en 1994, a lui aussi chaleureusement félicité le président américain. « Vous avez apporté à l’humanité tout entière un nouvel espoir (...). Sous votre leadership, la paix est devenue une vraie priorité», a-t-il écrit, avant de conclure : « Très peu de leaders sont parvenus à changer l’état d’esprit du monde en si peu de temps et avec un tel impact. »
Nelson Mandela, premier président noir d’Afrique du Sud, s’est dit, à travers sa fondation, « certain que ce prix va lui (Obama) permettre de renforcer son engagement en tant que leader de la nation la plus puissante du monde, pour continuer de promouvoir la paix et la fin de la pauvreté ».
La famille kényane de Barack Obama se sent honorée par ce prix. « C’est un honneur pour la famille... nous sommes très contents que l’un d’entre nous ait été consacré. Nous félicitons Barack », a déclaré le demi-frère du président, Saïd Obama. Il a assuré que ce prix « touche beaucoup de monde» car le président représente «des gens d’horizons très divers ». Le président américain, dont le père kényan, aujourd’hui décédé, est né à Kogelo, est considéré au Kenya comme un enfant du pays où il jouit d’une grande popularité.
Rare voix discordante dans le continent européen, celle du Nobel de la Paix 1983, le Polonais Lech Walesa : « Qui, Obama? Si vite ? Trop vite ! Il n’a pas eu le temps de faire quoi que ce soit. Pour le moment il ne fait que proposer». Avant de se faire plus optimiste : «Parfois, le comité Nobel donne son prix pour encourager une action responsable. Alors, donnons-lui une chance, à Obama», a-t-il dans les colonnes du journal Le Monde. La décision n’est pas « prématurée », rétorque le comité norvégien qui récompense cette année un monde de promesses.
Par ailleurs, les réactions les plus mitigées ont été enregistrées au Moyen-Orient. Elles témoignent du fossé qui reste à combler entre les intentions du président américain et les actes. « Nous espérons qu’en recevant ce prix, il commencera à entreprendre des démarches concrètes en vue de mettre fin à l’injustice dans le monde », a déclaré un conseiller du président iranien Mahmoud Ahmadinejad. Le porte-parole des talibans afghans s’est montré franchement critique: « Le prix Nobel de la paix ? Obama aurait plutôt dû remporter le prix Nobel de l’escalade de la violence et du massacre de civils ».
Et Obama dans tout cela ?
Barack Obama a accepté son prix avec « humilité », affirmant même qu’il « ne le méritait pas » et qu’il s’agissait « d’une incitation à agir ». « Je ne considère pas (ce prix) comme une reconnaissance de ce que j’ai accompli, mais plutôt comme une affirmation du leadership américain au profit des aspirations nourries par les gens de toutes nations », a dit le lauréat. Le président américain est en effet attendu au tournant sur plusieurs dossiers brûlants : sa nouvelle stratégie en Afghanistan, la crise économique mondiale, la réforme de la santé aux États-Unis.

Parier sur l’avenir

En décernant le prix au jeune président américain, les membres du jury ont parié sur la vision d’Obama : celle d’un monde dénucléarisé où la diplomatie se forge par le dialogue. C’est d’ailleurs principalement pour son engagement en faveur d’un monde dénucléarisé que Barack Obama a reçu le prix Nobel de la paix. Le changement de ton de l’Administration américaine depuis l’accession au pouvoir de Barack Obama, la redéfinition des relations entre les États-Unis et le monde musulman..., lui ont certainement valu le prix. Néanmoins, il reste de sérieuses difficultés à résoudre : en Irak et en Afghanistan, où il est à la recherche d’une nouvelle stratégie et où la situation se dégrade au point que certains évoquent un nouveau bourbier comparable au Vietnam.
Ses tentatives de conciliation au Proche-Orient, dont il a fait une priorité, semblent aussi dans l’impasse. Les efforts de l’envoyé spécial américain George Mitchell en vue de relancer le processus de paix se heurtent notamment au refus par Israël de geler la colonisation.
Cette prestigieuse distinction condamne le charismatique chef d’État américain, président déjà historique, à réaliser ses rêves de paix. Un président-Prix Nobel de la paix n’a pas vraiment le droit à l’échec...
Barack Obama est le troisième haut responsable démocrate américain à recevoir le Nobel en l’espace de quelques années, après Jimmy Carter en 2002 et Al Gore en 2007. Il est aussi le troisième président des États-Unis à être récompensé durant l’exercice de ses fonctions après Theodore Roosevelt en 1906 et Woodrow Wilson en 1919. Le prix lui sera remis à Oslo le 10 décembre. Il consiste en une médaille, un diplôme et un chèque de 10 millions de couronnes suédoises, un million de dollars américains environ.

Par Ladenson Fleurival – Le Matin
lundi 12 octobre 2009

 

Les dix Nobel de la paix les plus marquants

Le comité norvégien a décerné le prix Nobel de la Paix 2009 au président américain, Barack Obama. Voici, par ordre chronologique, les plus prestigieux prédécesseurs du lauréat.
2002 Jimmy Carter L’ex président américain (1976-1980) est honoré pour ses efforts en faveur d’une résolution pacifique des conflits. A la Maison-Blanche, le démocrate a joué un rôle clé dans la signature des accords de Camp David entre Israël et l’Egypte, en 1978. Président au bilan controversé, Jimmy Carter redore son blason après son départ du pouvoir. Ses dons de médiateur et sa fondation ont été sollicités pour des missions en Bosnie, au Soudan, en Corée du Nord, à Haïti. L’octogénaire, qui est un âpre défenseur des droits de l’homme, lutte aussi contre la famine et les maladies tropicales. Dernièrement Jimmy Carter a entrepris des discussions avec le mouvement palestinien du Hamas. C’est le troisième président américain à être nobélisé après Théodore Roosevelt en 1906 et Woodrow Wilson en 1919.
1994 Yasser Arafat [président de l’autorité palestinienne], Shimon Peres [ministre israélien des Affaires étrangères] et Yitzhak Rabin [premier ministre israélien]. Le Nobel récompense les signataires des accords de paix d’Oslo de 1993 pour le Proche-Orient. Le palmarès créé la polémique. Arafat, qui dirige l’Organisation de la libération de la Palestine, a approuvé le terrorisme jusqu’en 1988. Très vite l’espoir engendré par Oslo se brise. En 1995, Rabin est abattu par un étudiant sioniste extrémiste. Les obstacles au processus de paix ne cesseront dès lors de se multiplier. Arafat, impuissant à contrôler la seconde intifada, est lâché par Washington. Il meurt en 2004. Shimon Peres est lui devenu le président d’Israël en 2007 mais le processus de paix, au point mort, reste à relancer.
1993 – Nelson Mandela et Frederik de Klerk. Le leader du Congrès national africain, qui a passé 27 ans de sa vie dans les prisons d’Afrique du Sud, et le président afrikaner de l’époque sont récompensés pour avoir mis fin pacifiquement à l’apartheid. Nelson Mandela devient en 1994 le premier président noir d’Afrique du Sud. Dans les années 60, il était partisan de la lutte armée mais prône, dès sa libération en 1990, la réconciliation entre Blancs et Noirs. Mandela quitte le pouvoir en 1999 et fonde plusieurs ONG pour combattre les ravages du Sida et de la pauvreté. De son côté, Frederik de Klerk, dernier chef d’Etat de l’ère de l’Apartheid, devient de 1994 à 1996 un des co-présidents de Mandela, avant de se retirer progressivement de la vie politique.
1991 Aung San Suu Kyi. L’opposante à la junte birmane est honorée pour son combat non violent pour la démocratie et les droits de l’homme. Fille du héros assassiné de l’indépendance birmane, le général Aung San, la dissidente a passé 14 de ses 20 dernières années assignée en résidence. C’est la seule lauréate à être privée de liberté. Alors que son assignation devait bientôt prendre fin, elle est de nouveau condamnée en août 2009 à 18 mois de résidence surveillée supplémentaires pour avoir, selon la junte, hébergé illégalement un Américain.
1990 – Mikhaïl Gorbatchev. Sept ans après avoir distingué le dissident et futur président polonais Lech Walesa, le comité norvégien honore le président de l’URSS pour son rôle dans la fin de la Guerre froide. Sous l’égide du père de la perestroïka, le rideau de fer s’ouvre et le mur de Berlin tombe en 1989 sans violence. Adulé par l’Occident, sa popularité s’effondre en Russie. En août 1991, il échappe de justesse à un coup d’Etat. Peu après plusieurs républiques de l’URSS proclament leur indépendance. Confronté à la montée en puissance d’Eltsine et à la dislocation de l’URSS, Gorbatchev démissionne le 25 décembre 1991. Il tente de revenir en politique lors de l’élection présidentielle de 1996 mais c’est un échec cuisant. Il ne recueille que 0,5% des suffrages.
1989 – Le Dalai lama. Le comité norvégien distingue son combat non violent pour l’autonomie du Tibet. «Sa Sainteté» s’est enfui de cette province chinoise en mars 1959 après l’échec d’un soulèvement contre Pékin et vit depuis en exil en Inde. Pragmatique, il a renoncé à l’indépendance et réclame une large «autonomie culturelle». S’il reste une des bêtes noires de la Chine, son autorité commence à être contestée par une jeune garde d’exilés radicaux et indépendantistes. Confronté au printemps dernier au plus grand mouvement tibétain en deux décennies, il a dû maintes fois menacer de quitter ses fonctions de «chef d’Etat» en exil, si la situation «évoluait hors de tout contrôle».
1979 – Mère Teresa. La religieuse d’origine macédonienne entre comme novice chez les sœurs de Lorette en 1928, à 18 ans. L’année suivante elle est envoyée en Inde, à Calcutta où elle enseigne pendant 20 ans. Elle y découvre la grande pauvreté. Sans fonds, elle ouvre sa première école en plein air dans les bidonvilles et vit parmi les plus pauvres. En 1950 elle fonde l’ordre des Missionnaires de la charité pour venir en aide aux déshérités. Décédée en 1997, elle a été béatifiée en 2003. Le Vatican a retenu la guérison « miraculeuse» d’une Indienne atteinte d’un cancer. La proclamation de sa sainteté est maintenant suspendue à la reconnaissance d’un nouveau miracle.
1973 – Henry Kissinger et Lê Duc Tho. Le secrétaire d’Etat américain et le délégué nord-vietnamien sont honorés pour les accords de Paris (photo) qui tentent de mettre fin à la guerre du Vietnam et consacrent le retrait des troupes américaines. La récompense fait scandale, deux membres du comité démissionnent. Kissinger n’est qu’un récent partisan de la paix au Vietnam. Lê Duc Tho, qui prépare l’offensive contre le Sud, refuse le prix : « La paix n’a pas été réellement rétablie au Vietnam ». Le cessez-le-feu est rapidement violé. Les communistes du Nord et l’armée Sud-Vietnamienne continueront à s’affronter jusqu’à la défaite du Sud, en 1975.
1964 – Martin Luther King. Le pasteur baptiste noir américain, apôtre de la non-violence, revendique l’égalité des droits et l’amélioration des conditions de vie des Noirs. Il organise notamment de vastes rassemblements pacifistes. Le plus célèbre a lieu en 1963 à Washington, Luther King y prononce son fameux discours « I have a dream ». Ses actions portent leurs fruits. Une loi sur les droits civiques abolissant la ségrégation raciale dans les écoles et dans le monde du travail est promulguée. Luther King est assassiné, à 39 ans en avril 1968, par un repris de justice blanc sur le balcon du Lorraine Motel à Memphis.
1901 Jean Henri Dunant. Le comité norvégien décerne son premier Nobel de la paix au fondateur suisse de la Croix Rouge et initiateur de la Convention de Genève. Dunant reçoit le prix conjointement avec Fréderic Passy, créateur de la première société française pour la paix. A trois reprises, en 1917, 1944 et 1963, le comité international de la Croix Rouge récoltera le Nobel de la paix. C’est le seul lauréat, avec le haut commissariat pour les réfugiés de l’Onu, à avoir été primé plusieurs fois.
Sources : AFP/AP/ /Le Figaro


 


Nos annonces

L’Alpha Natural Support Service, Inc.

L’organisation l’Alpha Natural Support Service, Inc. annonce à la communauté haïtienne de Philadelphie et des communautés avoisinantes que le naturaliste Dr. Claude André et Dr. Marie Piverger seront à Philadelphie les 13, 14, 15 novembre 2009 de 9 :00AM à 7 :00PM pour une série de consultation à l’adresse suivante : 5917 Old York Road, Philadelphia, PA 19141. Venez en foule acheter vos préventions et supporter le naturaliste Dr. Claude André. Prévenir vaut mieux que guérir. Pour informations appelez (888) 489-7865.

 

« Nou Débloqué » Le nouvel Album du Pasteur Henry Dorval

Finalement ! Le dernier album tant attendu du pasteur Henry Dorval est sur le marché depuis la fin du mois de septembre 2009. Le nouvel album intitulé Nou Débloqué contient 13 chansons les unes plus belles que les autres et est au prix de $10. Vous pouvez placer vos commandes en appelant le journal l’Informateur au (267) 303-8930 ou le pasteur Henry Dorval au (610) 818-5464. Nous encourageons la communauté haïtienne à supporter les artistes chrétiens haïtiens, spécialement le pasteur Henry Dorval, en vue de faire progresser la musique évangélique. Le CD du pasteur Henry Dorval est disponible dans tous les centres d’affaires de Philadelphie.

 

Une grande chambre à coucher à louer

Nous avons une très grande chambre à coucher (Extra large bedroom) à louer à l’adresse suivante : 5642 Ormes Street, Philadelphia, PA 19120. Tout près de l’école Grover Washington, Jr. in Olney Avenue. Good neighborhood. Le locataire a droit à son propre frigidaire. Prix $300. Pour informations appelez immédiatement Wesner Lebrun au (215) 455-7132.

 

Visitez Union J/Joas Spices

Si vous habitez Upper Darby et des localités avoisinantes nous vous conseillons de visiter Union J/Joas Spices, un centre commercial haïtien dirigé par Marise Joas. A Union J/Joas Spices vous trouvez les services suivants : MoneyGram – CAM – GIROSOL – Unitransfer – Notary Public – American/ African products – Caribbean products – File Immigration Papers – Translation – Fax – CD/DVD – Phone Cards – Prepaid Airtime (cell Phones) – Bill Payment – Cargo Services. Il y a une spéciale liquidation à Union J/Joas Spices du début de novembre jusqu’au 31 décembre. Pour informations appelez Marise Joas au 484-461-7938.

 

Appelez Dion Custom Drapery

Si vous voulez décorer votre maison, votre appartement, votre centre d’affaires ou votre église nous vous conseillons d’appeler Lyndon Edwards, le propriétaire de Dion Custom Drapery. Cette entreprise a pour but de confectionner des blinds et des rideaux pour vos fenêtres et vos portes. Mini Blinds – Vertical Blinds – Draperies – Swags – Cornices – Wall Coverings – Borders, etc… Pour informations appelez le (215) 549-8070. Dion Custom Drapery a tout ce qu’il faut pour embellir votre maison.

 

Eglise Tabernacle Haïtien International

Nous annonçons à la communauté haïtienne de Philadelphie et des communautés avoisinantes l’ouverture depuis le 30 août dernier de l’église Tabernacle Haïtien International/Holmesburg United Methodist Church : 8118 Frankford Avenue, Philadelphia, PA 19136. Horaire : Ecole du Dimanche 10 :45AM – 11 :45AM ; Service d’adoration 12 :00PM – 2 :00PM ; Service d’évangélisation 7 :00PM – 9 :30PM ; Mardi 9 :00AM – 12PM Jeune ; Mercredi 7 :00PM – 9 :30PM Etude Biblique ; Vendredi 8 :00PM – 10 :30PM Veille de nuit ; Samedi 9 :00AM -12 :00PM Jeune. Le Tabernacle Haïtien International, Inc. est une église fondée sur le respect de la Parole de Dieu, la prière, la discipline, l’intégrité, la communion fraternelle, la personne humaine, l’éducation et le souci pour les âmes en difficultés. Pour informations appelez pasteur Joseph Fritzner Kernisant au (215) 921-2821 ; (215) 941-3740 ; Eglise (215) 624-6900.

 

Réveil à la Première Eglise de Dieu de la Prophétie Haïtienne

La Première Eglise De Dieu de la Prophétie Haïtienne invite la communauté haïtienne de Philadelphie à participer à une semaine de réveil qui sera organisé du 18octobre au 25 octobre à partir de 7 :00PM à l’adresse suivante : 2061-63 Chelten Avenue, Philadelphia, PA 19138 avec le pasteur Emmanuel Amos. Venez en foule écouter la parole de Dieu. Pour informations appelez pasteur Frantz Ulysse au (215)224-0748.

 

Convention annuelle de l’Eglise de Dieu Centre d’Adoration

L’Eglise de Dieu Centre d’Adoration vous invite à participer à sa grande convention annuelle qui sera organisée du 8 au 15 novembre à partir de 7 :00PM à l’adresse suivante 6100 N. Beechwood Street, Philadelphia, PA 19138 avec le pasteur Claudel Louis-Jeune venant d’Haïti. Venez en foule participer à cette grande convention. Pour informations appelez pasteur Nesly Nozil au (267) 679-1964.

 

Conférence des jeunes à l’Eglise de Dieu de Sion de la Nouvelle Direction

L’Eglise de Dieu de Sion de la Nouvelle Direction vous invite à participer à sa grande conférence annuelle pour les jeunes qui aura lieu du 1er novembre au 8 novembre à partir de 7 :00PM à l’adresse suivante : 6055-57 Vine Street, Philadelphia, PA 19139 avec la participation du docteur Jean Billy Beaufils de la Georgie. Le thème de cette conférence se trouve dans Ephésiens 6 : 1-3. Les membres de la communauté sont invités à participer en foule à cette conférence. Pour informations appelez pasteur Missel Josiaste au (215) 871-3268.

                Vous êtes invités à envoyer vos enfants au After School programme qui sera organisé à partir du 14 septembre au 21 mai 2010 à l’adresse suivante : 6055-57 Vine Street, Philadelphia, PA 19139. Admission $10. Nourriture gratuite. Pour informations appelez le (215) 871-3268.

 

Réveil à l’Eglise de Dieu du Rocher

L’Eglise de Dieu du Rocher vous invite à participer à une semaine de réveil qui sera organisé à l’occasion de son 4ème anniversaire d’existence du 18 octobre au 25 octobre à partir de 7 :00PM à l’adresse suivante : 7244 Rising Sun Avenue, Philadelphia, PA 19111. Toutes les églises de la communauté sont invitées. Venez glorifier le nom de Dieu avec l’Eglise de Dieu du Rocher. Pour informations appelez pasteur Ulysse Monesse au (267) 709-7032.

 

Prière Matinale avec pasteur Guini Joseph

Nous vous invitons à écouter l’émission Prière Matinale sur les ondes de Radio Haïti avec le pasteur Guini Joseph du lundi au vendredi de 6 :00AM à 7 :30AM. Au cours de cette émission vous aurez l’opportunité d’écouter de belles chansons évangéliques, la prédication de la Parole de Dieu et surtout d’entrer en contact avec Dieu par la prière. Pour informations appelez le (215) 548-1317.

 

Jeune avec le groupe Jésus-Miracle

Le groupe Jésus Miracle dirigé par le pasteur Julie Gaston annonce à la communauté haïtienne de Philadelphie qu’il organise des réunions de prière et jeune chaque mardi et jeudi de 9 :30AM à 12 :30PM (Midi trente) – Veille de nuit chaque vendredi de 9 :00PM à minuit en son local situé au 5023 C Street, Philadelphia, PA 19120 – Evangélisation de maison en maison chaque mercredi de 10 :30AM à 1 :00PM. Venez en foule chercher la présence de Dieu par la prière avec le groupe Jésus Miracle. L’Eternel est bon ; sa bonté dure toujours et sa fidélité de génération en génération. Pour informations appelez pasteur Julie Gaston au (215) 457-5223.

 

Concert spirituel avec Action Missionnaire chrétienne de Philadelphie

Le groupe Action Missionnaire Chrétienne de Philadelphie invite la communauté haïtienne de Philadelphie à participer à un concert fund raising qui aura lieu le samedi 7 novembre 2009 à partir de 7 :00 PM à l’Eglise Evangélique Baptiste Haïtienne de Philadelphie : 814 E. Chelten Avenue, Philadelphia, PA 19138 avec la participation des artistes suivants : Les Messagers de l’Espoir, Sister Abigael, Ulysse Félix, Brother Kenson Altidor et le comédien Kompè Dagriyis. Admission $15 par personne. Pour informations appelez frère Chrismane Destinas au (215) 548-0676 ; (215) 888-9390 ; frère Mario Alfred (215) 635-3889.

 

Grand concert fund raising le 28 novembre

Nous vous invitons à participer à un grand concert fund raising qui aura lieu le 28 novembre 2009 à partir de 7 :00PM au local de l’église Sentinel Fellowship Church of  God : 229-31 W. Mentor Street, Philadelphia, PA 19120 avec les artistes suivants : Tony de Boston, Ticot de New Jersey, Ulysse Félix, Brother Kenson Altidor, Ernst Clerfont et l’Homme de Dieu (Michel Jean Philippe). La recette de ce grand concert servira à la reconstruction de l’école Bon Berger à Jacmel, Haïti.  Admission $10 à l’avance, $15 à la porte, $5 enfant. Pour informations appelez pasteur Jean Raphaël au (215) 939-8633.

 

Grand Gala à l’Eglise Incarnation

La communauté Catholique haïtienne vous invite à participer à un grand Gala intitulé Elegant Evening qui aura lieu le samedi 7 novembre 2009 à partir de 7 :00 PM à l’église Incarnation of Our Lord située au 5th and Lindley Street, Philadelphia, PA 19120. Admission $40 par personne, couple $70. Pour informations appelez (215) 758-5499 ; 267-872-3152.

 

Visitez Lynnewood Gardens Apartements

Si vous êtes à la recherche d’un appartement luxueux et confortable à prix raisonnable en dehors de Philadelphie, nous vous conseillons d’appeler le (215) 887-0210 et demandez pour Hope Tsingells, la directrice du leasing departenment de Lynnewood Gardens Apartements. Elle réserve un accueil chaleureux pour tous les haïtiens. Les appartements de Lynnewood Gardens sont confortables.


 

Verset à Méditer

«Ne vous y trompez pas : ni les impudiques, ni les idolâtres, ni les adultères, ni les efféminés, ni les infâmes, ni les voleurs, ni les cupides, ni les ivrognes, ni les outrageux, ni les ravisseurs, n’hériteront le royaume de Dieu.» (1 Corinthiens 6 :10).

 


Investissements en Haïti : de la nécessité d’être réaliste

« L’homme n’était pas destiné à faire partie d’un troupeau comme un animal domestique, mais d’une ruche comme les abeilles. » Emmanuel Kant

On ne peut que se réjouir de la récente visite, les 1er et 2 octobre derniers, de M. William J. Clinton, comme envoyé spécial de l’Onu en Haïti, accompagné d’investisseurs provenant d’Israël, du Canada, du Brésil, de la France, des États-Unis, etc. La mission d’investissements initiée et présidée par M. Clinton a aussi bénéficié du soutien manifeste (de la participation) de la Banque interaméricaine de développement, dirigée (par son président,) Luis Alberto Moreno. Il y a un an, à la même époque, 9 des 10 départements géographiques d’Haïti étaient sous l’eau suite au passage en moins d’un mois des ouragans Fay, Gustav, Ike et Hanna. Une catastrophe dont le pays ne s’est toujours pas relevé. Si l’enthousiasme est désormais de mise parmi les acteurs économiques du pays, il est toutefois nécessaire de ne pas mettre la charrue avant les bœufs et de rester pragmatique quant aux retombées positives de ladite mission.
En effet, sur le plan politique, pour le professeur Sauveur Pierre Étienne, politologue, « le président Clinton reconnaît avoir très mal géré le dossier haïtien au cours de ses deux mandats (1992-2000) ». « Non seulement le renforcement de l’embargo a contribué à déstructurer complètement une économie déjà moribonde, mais encore, et surtout, l’intervention militaire américaine, loin de conduire au rétablissement de l’ordre constitutionnel, a consacré le triomphe du banditisme politique, du narcotrafic et du crime organisé en Haïti », a-t-il déclaré cette semaine au journal Le Matin. Pour Étienne, avec sa nomination comme envoyé spécial de l’Onu en Haïti et cette récente mission, « le président Clinton entend réparer les torts qu’il a causés involontairement au pays. C’est ce qui explique son implication personnelle dans la gestion du dossier haïtien par l’Onu, son volontarisme, son optimisme jovial. Il a mis tout son poids dans la balance et investi tout son prestige d’ancien président des USA pour porter 500 entrepreneurs de quatre continents à s’intéresser à Haïti. (...) Mais, pour gagner son pari, il devra faire face à deux obstacles majeurs : la récession économique mondiale et l’état lamentable d’Haïti tant sur le plan infrastructurel qu’institutionnel... »
De son côté, l’économiste Leslie Péan applaudit les efforts de M. Clinton qui, depuis sa nomination, « ne cesse d’utiliser ses réseaux et de développer des alliances stratégiques pour identifier des investisseurs intéressés à investir seul ou en associations avec des partenaires en Haïti. »(1) Toutefois, l’économiste suggère la prudence dans l’espoir généré par la mission de Clinton. En plus de toutes les infrastructures – et pas des moindres – à mettre en place, il avertit que « parmi les contraintes critiques qui demandent une attention immédiate d’un point de vue économique, il y a la détermination du temps de latence dans l’accroissement des investissements afin de réduire la demande des inputs et les pressions inflationnistes. Un modèle approprié de simulation a besoin d’être développé pour déterminer le pourcentage de taux de croissance réel en accord avec un déficit acceptable du compte courant de la balance des paiements. Les investissements ne sont pas seulement une question économique dans un pays où il existe de si grandes inégalités sociales. Les erreurs des années 70 conduisant à la croissance des bidonvilles ceinturant Port-au-Prince, tels que Cité Soleil, ne devraient pas être répétées. Les implications sociales des futurs investissements doivent prendre en considération particulièrement les secteurs de l’assainissement et de l’habitat. » D’autre part, Leslie Péan souligne que « la manière dont le gouvernement actuel opère à l’intérieur du contexte politique des futures élections de 2010 déterminera le succès des opportunités découlant de la mission commerciale des investisseurs privés. Les querelles partisanes sur la présence des troupes (armées) étrangères avec un mandat indéfini pourraient conduire à un blocage. Le gouvernement actuel peut ne pas pouvoir s’en sortir avec les pratiques autoritaires de truquage des élections... comme ce fut le cas [en] 2009.» (2)

L’urgence du changement de mentalité et de comportement

Suite à la dernière mission de M. Clinton en Haïti, des parlementaires haïtiens – dont le sénateur Rudy Hériveaux et le député Arsène Dieujuste – ont applaudi cette réunion d’hommes d’affaires qui peut contribuer à créer des emplois. Selon le sénateur Hériveaux, « il est temps de laisser le stade des discours, des rencontres et des promesses, pour passer à l’action et aux résultats.» (3)
Or, justement, les parlementaires doivent comprendre que M. Clinton ne détient pas de baguette magique et que les retombées de cette mission prendront du temps à se concrétiser. Pour le professeur Étienne, « la mise en œuvre d’un projet d’une telle ampleur ne se fera que sur une période de trois à cinq ans, et on devra attendre dix à quinze ans pour voir ses retombées positives. Clinton et la communauté internationale le savent bien, mais quid des démagogues et des adeptes de l’argent facile en Haïti ? Les élites haïtiennes sont-elles prêtes à saisir cette opportunité ou celle-ci ne sera-t-elle qu’un autre rendez-vous manqué ? » Il a souligné que « la matérialisation du rêve de Clinton entraînerait la modernisation politique, économique et sociale d’Haïti. » Toutefois, dans un pays connu pour sa corruption et ses pratiques de délit d’initié, il pose la question suivante : « mentalement, les élites politiques, économiques et sociales haïtiennes sont-elles prêtes à renoncer au banditisme sous toutes ses formes et à opter pour la modernité ? », avant de conclure que « Clinton et la communauté internationale peuvent toujours apporter leur contribution pour aider Haïti à se relever mais ils ne pourront jamais le faire à la place des élites haïtiennes. »
Rappelons que cette importante réunion d’hommes d’affaires a eu lieu au moment même où l’ancien chef de gang de Cité Soleil, Amaral Duclona, vient de faire des révélations fracassantes, selon le journal Haïti Observateur, concernant ses liens directs avec le Palais national. Selon cet hebdomadaire, « Amaral Duclona a fait des révélations extraordinaires aux agents français présents au cours de ses interrogations. Grâce à celles-ci on détient les premières informations concernant la disparition d’un officiel du gouvernement, en l’occurrence le directeur des Marchés publics, Robert Marcello ». Haïti Observateur précise que « selon des sources proches du DNCD, Duclona a révélé avoir lui-même kidnappé et exécuté M. Marcello, à l’instigation, dit-il, d’un autre fonctionnaire du gouvernement haïtien. Il a laissé entendre que la victime avait des démêlés avec son collègue du Centre national des équipements (CNE), qui voulait s’en débarrasser. À en croire Duclona, Jude Célestin, qui convoitait le juteux contrat des réparations des infrastructures détruites par les ouragans et tempêtes de 2008, voulait se l’approprier sans appel d’offres. Il explique encore que Marcello s’était opposé à ce que le contrat soit octroyé à Célestin parce que cela empêcherait l’État d’avoir la meilleure partie dans cette affaire. Comme de fait, le CNE a pu décrocher le contrat sans avoir été obligé d’affronter des compétiteurs. À l’époque (...) le contrat recherché et obtenu par Jude Célestin lui a été donné par le président Préval, qui avait alors court-circuité les parlementaires dans la gestion des fonds destinés au financement des projets confiés au CNE. Il s’agit, on se rappelle, de 90 millions de $ USD tirés des fonds de « Pétrocaribe » qui, aujourd’hui, font l’objet d’un débat intense entre le Parlement et le gouvernement. » (4)
Ces révélations sont d’une extrême gravité et démontrent que la culture de l’investissement en Haïti peut être liée à des pratiques mafieuses et dangereuses, et ceci au plus haut niveau.
En plus de toutes les infrastructures nécessaires à mettre en place pour assurer un climat propice au développement des affaires, Haïti fait aussi face à deux autres problèmes majeurs : la fuite de ses ressources humaines à l’étranger (83 % des cadres haïtiens sont dans la diaspora, selon la Banque mondiale) et un système judiciaire moribond. De plus, l’économiste Leslie Péan préconise que « les conditions fondamentales pour réaliser le bond quantitatif recherché par tous pour l’économie haïtienne passent par l’établissement de la confiance entre les Haïtiens en appliquant d’abord et surtout une politique qualitative d’inclusion de tous les enfants du pays... » (5)
Dans un tel contexte, pour que des investisseurs reprennent confiance, il faudra que les autorités haïtiennes démontrent leur bonne foi en luttant contre la corruption, en construisant les infrastructures adéquates et que tous les Haïtiens puissent faire preuve d’un changement de mentalité aussi bien que de comportement. Des sacrifices essentiels qui, même s’ils se réalisent, prendront certainement du temps.
Le classement annuel de l’indice de développement humain (IDH) (6) de l’Onu publié le lundi 5 octobre par le Programme des Nations unies pour le développement (Pnud) vient tout juste de conforter cette idée puisque Haïti, qui occupait la 146e place l’année dernière, a régressé à la 149e place cette année, demeurant ainsi à la traîne des pays de la région Amérique latine/Caraïbes.
Nancy Roc
Montréal, le 7 octobre 2009 – Le Matin

 

Haïti: Bainet, une ville sensible pour ses ressources

 

Ville tricentenaire, avec ses habitants couleur café réputés pour leur beauté, Bainet est une commune très propre, reconnue pour sa plage de galets où la mer rugit comme une perpétuelle avalanche, sa belle église aux colonnes rouge et crème et au plafond blanc dédiée à Saint-Pierre. La paroisse Saint-Pierre de Bainet fut fondée le 29 Juin 1851, et depuis lors, l'église Saint-Pierre et la communauté bainétienne sont devenues très sensibles aux activités socio-culturelles.

Bainet : l'état des lieux

Aujourd'hui, la ville de Bainet compte environ 3 stations de radio, pas de station de télévision, un journal ''BIC '' (Bainet Culture Info) dirigé par Pierre Tony Jean Jacques.
A propos de l'électricité, les Bainétiens témoignent leur satisfaction face aux efforts qui ont été faites par les responsables de l'Electricité d'Etat d'Haïti (EDH) de cette zone en termes de responsabilité et de service. Si les compagnies de téléphone sont présentes à Bainet, seule la compagnie Digicel arrive à couvrir tout l'arrondissement, précise un responsable. Quant à la Téléco, n'en parlons plus car depuis 2003, on n'a pas vu ses traces. La majorité des rues de la ville ne sont pas bétonnés tandis que les caniveaux sont grandement visibles depuis plus d'un an. Où est passé le projet de bétonnage ?
Un centre hospitalier public, Centre de Santé avec Lit (CAL), construit vers 1959 et réhabilité en 1997, continue de desservir la ville en dépit de ses limitations. Les cas les plus graves sont référés à Jacmel, chef-lieu du département du Sud'Est. Si la qualité de l'éducation a baissé, le nombre d'institutions scolaires publiques et privées n'a toutefois cessé de croître. En témoigne par exemple le lycée Julien Raymond fondé en 1992 et fonctionnant depuis environ 3 ans à double vacation grâce aux démarches des élus de la ville. Mais, quand le lycée sera-t-il doté finalement de son propre bâtiment tant attendu ? Au niveau supérieur, malheureusement, il n'existe aucune institution d'école professionnelle ou universitaire.
Comme toutes les villes du pays, Bainet fait face également au chômage. Après les services publics, les Organisations Non Gouvernementales (ONG) sont les plus grands pourvoyeurs d'emplois. Cependant, le chômage qui bat réellement son plein n'a pas engendré la criminalité, la mendicité et la prostitution clandestine.

Cette sensibilité dénonce les divers problèmes

Bainet reste parmi les communes les plus touchées aussi bien au point de vue social et économique qu'environnemental. L'enclavement des localités, le manque d'autorité publique, les nombreuses difficultés sanitaires et scolaires, l'absence d'un plan de développement communal et l'insuffisance de l'eau potable sont autant de problèmes auxquels Bainet est confronté. Paradoxalement, Bainet est bien pourvu en sites naturels et historiques. Les richesses sont sous-exploitées. Les routes qui mènent à Bainet font perdre du temps et sont risquées. La route Bainet Port-au-Prince via Saint-Etienne est quasiment impraticable et celle de Bainet via La Vallée de Jacmel est plus ou moins accessible mise à part le calvaire que représente le tronçon Bainet Blauckauss se plaignent les habitants. Selon eux, c'est un défi depuis les années 50 que les autorités de la ville, plus particulièrement les élus, n'arrivent jamais à relever. Ils ajoutent pour dire que ce défi est aussi valide pour la construction du pont sur la rivière de ''Ti Pen'' que tant de candidats durant leur période de campagne électorale ont toujours promise.
Il n'y a pas d'hôtel à Bainet et les restaurants laissent à désirer. La capacité d'hébergement de la ville est très faible. Les infrastructures sont quasi inexistantes.

Loisirs

La plupart des jeunes de Bainet sont livrés à eux-mêmes. Pas de loisirs ni centre culturel, encore moins de bibliothèque. Un groupe musical toujours absent aux périodes les plus importantes. « On se contente de jouer aux cartes ou aux dominos, puisqu'on n'a pas de choix», se plaint un jeune. Ceux qui ont les moyens économiques peuvent toujours se rendre dans les night-clubs privés durant la période de la fête patronale animée par des DJ. Les autres trainent dans les rues.
Chaque 29 Juin, à Bainet, on fête le Saint-patron de la ville Saint-Pierre. La fête cette année comme les années précédentes a été marquée par la cérémonie officielle à l'église Saint-Pierre de la zone. Une cérémonie marquée par la présence des prêtres et religieux venant des régions diverses et aussi par la présence des autorités de la ville telles que : le députe, les deux maires adjoints, les représentants de la Justice, de la santé et autres. Précisons que la présence du sénateur nouvellement élu, monsieur Wenceslas Lambert, était grandement visible.

Une ville en attente de l'aide des siens

Les ressources de Bainet répondent exactement aux besoins pour préparer l'avenir en conciliant le développement économique, l'éducation, la justice sociale et la protection de la santé et de l'environnement. Cet avenir est à construire dès aujourd'hui dans la solidarité entre les générations et entre les différentes tendances. Cette solidarité doit se faire aussi entre les Bainétiens qui ont les moyens économiques vivant à l'extérieur de Bainet.
Pour peu qu'ils soient explicites, les objectifs du développement durable sont partagés et revendiqués par la plupart de nos concitoyens bainétiens. Néanmoins, selon eux, l'urgence à agir dès maintenant pour un changement progressif mais profond de nos comportements, de nos modes de gouvernance n'est encore que bien trop faiblement perçue. Pour eux, le signal d'alarme devrait être tiré par les citoyens et autorités locaux. Les raisons majeures nous imposent donc de corriger et d'améliorer sans délai notre mode de développement, déclare Clive Mc-alla.

FRANCILLON Willio (vincent) – Le Nouvelliste

 

English

Saved by God’s Grace & Mercy

By Mar Désir

When God created Adam and Eve, they were sinless. They therefore had a great relationship with their Creator, God. However, this perfect relationship did not last long; it got messed up when Satan lured them to believe if they ate the forbidden fruit, they would be just like God. What happened after that? Did God endeavor to restore the relationship?

 

God can testify extending His grace and His mercy to us all constantly. You may ask: what is grace and what is mercy? Theologians seem to agree that grace is getting what you don’t deserve and mercy is not getting what you deserve. Can you look at your own life and say that God has been gracious & merciful toward you?

 

More likely, if the mother who gave me birth had aids at the time of my conception, I would be carrying the virus as well. In a spiritual sense, the same principal holds true. Adam and Eve our forefathers disobeyed God, we all became sinners even before we committed any personal sin. No wonder the bible says:

All have sinned and come short of the glory of God – Romans 3:23

Now, just like when I work I get a wage for my work, when I sin, I get a wage as well. Do you wonder what it is?

The wages of sin is death – Romans 6:23 states the Bible. What that basically means is, we are all hell bound, since we all are sinners.

 

Hold your breath, I have good news, there is a way out: Jesus. A first Adam messed us up with sin. But praise be unto God a Second Adam freed us up with his blood shed on calvary.

 

Simply put, we all inherit Adam’s sin automatically. We don’t have to do anything to be part of this inheritance.  However, with Jesus’ death on calvary, we can be set free, but we have to go to Him and have a short talk with Him. This short talk is called repentance. There is not really an imposed formula. It can be as simple as:

Lord remember me when thou comest into thy kingdom -- Luke 23:42

And the reply would be:

Verily I say unto thee today shalt thou be with Me in paradise. – Luke 23:43

Or

Sir give me this water, that I thirst not -- Jn. 4:15

Or

What must I do to be saved?

and the reply:

Believe on the Lord Jesus-Christ – Acts 16:31

 

Let’s all understand that salvation is by grace:

By grace are ye saved, through faith; and that not of yourselves: it is a gift from God. – Ephe. 2:8

 

Because we are achievers, we always want to be able to do things and boast about them. But when it comes to salvation, I can’t do anything, but put my faith in Jesus. He does it all. Why does He do it? The bible says that:

God so loved the world that He gave His only begotten Son, that whosoever believeth in Him should not perish, but have everlasting life. John 3:16

The key word here is love. God loved the world it is why He saved us. Did he see me aspire to anything so He was encouraged to save me? No, not at all! Paul teaches that: while we were yet sinners, Christ died for us. Romans 5:8

 

What a wonderful love! Sometimes you may be in love with a girl and the girl loves you back. But had you loved her some years ago, when you were really in bad shape, she would never bother even talking to you. But Jesus loved us while we were in our worst shape: vile sinners. We deserve to go to hell as sinners, but by his mercy He does not give us what we deserve, by His grace He gives us what we don’t deserve: eternal life.

 

Have you been saved? It is very easy to receive salvation. All you have to do is have a talk with Jesus with a sincere heart and He will set you free.

 

May God bless you!

 

Coin de la Santé

Le cancer pulmonaire

Oat Cell Carcinoma

Poumon d’autopsie. Les zones pâles correspondent aux foyers cancéreux en étroite relation avec la bronche pointant vers la gauche de l’image.

Le cancer pulmonaire prend naissance, le plus souvent, à partir des cellules tapissant les bronches, c’est un  cancer bronchogénique; ou à partir des alvéoles (unités respiratoires pulmonaires), il s’agit de cancer alvéolaire (moins fréquent que le précédent). C'est le cancer le plus fréquent de l'homme dans les pays développés. Sa fréquence augmente actuellement chez la femme et l'adulte jeune. Il survient plus communément entre 45 et 70 ans.

Causes et facteurs de risque

(1) Le tabagisme (intoxication chronique par le tabac) est la principale cause de cancer du poumon et de décès par le cancer  en général.. À lui seul, le tabagisme est responsable de 90 % des cas de cancer du poumon chez les hommes, et de 78 % chez les femmes. Les produits toxiques contenus dans la fumée du tabac expliquent ses effets délétères sur la santé. Qu’il s’agisse de pipe ou de cigare, leur fumée serait aussi nocive pour les poumons que celle de la cigarette, encore que le risque semble moindre pour ces deux premières catégories.          

  (2) L’exposition à la fumée secondairesecond hand smoke»). La preuve a été établie en étudiant les conjoints de personnes fumeuses. Les études démontrent que leur risque augmente de 20 % à 30 %, comparativement aux conjoints de non-fumeurs (Organisation mondiale de la Santé. The Tobacco Atlas - Passive Smoking, 2002).

(3) L’inhalation de particules cancérigènes présentes dans l’air, comme celles provenant de l’amiante, du radon (dans la maison ou dans les mines d’uranium), de la gazoline ou d'autres agents cancérigènes comme l’arsenic, les chromates, le nickel, le chlorure de vinyle,  le béryllium, les émanations de fours à charbon, les radiations, l’oxyde de fer, les substances chimiques organiques comme le gaz moutarde.

(4) Une prédisposition génétique expliquant peut-être le développement de cancer pulmonaire chez des non-fumeurs.                                 

Symptômes et signes

Le cancer peut ne donner aucun symptôme et n'être découvert que lors d'une radiographie fortuite des poumons. Toutefois, peuvent apparaître:           

(1) une toux inquiétante, rebelle mais souvent négligée chez le fumeur bronchitique chronique ; (2) une expectoration (crachats) variable et inconstante ; (3) une hémoptysie (crachats sanguinolents) ; (4) une dyspnée (gêne respiratoire) variable ; (5) un wheezing (respiration sifflante) survenant dans certaines positions ; (6) des douleurs thoraciques, à cause de l’extension de la tumeur à la paroi thoracique ; (7) une altération de l'état général : fatigue, perte d’appétit, amaigrissement, fièvre au long cours (8) un syndrome de compression de la veine cave supérieure; (9) une dysphonie (changement dans le timbre de la voix) souvent plus tardive.

Il peut s'agir aussi: (1) de troubles neurologiques provoqués par des métastases; (2) d'un syndrome paranéoplasique, c’est à dire d’un ensemble de signes liés au cancer mais se manifestant au niveau d’autres organes (par ex. atteinte cutanée, endocrinienne ou ostéo-articulaire).                           

L'examen clinique révèle peu.Toutefois le médecin prendra grand soin à rechercher des métastases par la palpation du foie, des aires ganglionnaires et un examen neurologique.

Diagnostic                                                                                       

Il se fait par: (1) La radiographie thoracique montrant soit l'image de la tumeur elle-même sous forme d'une opacité tumorale irrégulière au niveau du hile pulmonaire (partie centrale  du poumon, proche du coeur) ou en périphérie du poumon ; soit des signes indirects. (2) La fibroscopie bronchique (bronchoscopie) qui permet de voir la lésion, de pratiquer des biopsies, de faire des prélèvements dirigés pour les cancers périphériques, c'est-à-dire dans des petites bronches plus lointaines. (3) La cytologie (examen microscopique des cellules) de l'expectoration, parfois utile. (4) La tomodensitométrie (CAT scan) et l'imagerie par résonance magnétique du thorax et de l'abdomen sont très utiles pour le bilan d'extension des lésions (extension locale et recherche de métastases). (5) Parfois une thoracotomie exploratrice (examen de l'intérieur du thorax par le chirurgien au cours d'une opération) est nécessaire. (6) L'examen microscopique des biopsies, seul, permet de faire le diagnostic certain et de préciser le type du cancer:

  • Cancer à petites cellules: la forme la plus dangereuse de cancer du poumon. Au moment du diagnostic, le risque que le cancer se soit déjà dispersé ailleurs dans le corps est élevé. ; Environ 18 à 20 % des cas de cancers du poumon se présentent sous cette forme.
  •  Cancer non à petites cellules. Cette forme de cancer du poumon, qui représente environ 80 % de cas, est d’évolution plus lente, se détecte et se traite plus facilement que le cancer à petites cellules. Cette catégorie comprend trois sous-groupes : l’adénocarcinome (le plus fréquent chez la femme), le carcinome épidermoïde (le plus fréquent chez l’homme)et le carcinome à grandes cellules indifférenciées. Il en existe d’autres formes, beaucoup plus rares.
  • Cancer bronchiolo-alvéolaire (3%) touche les bronchioles et les alvéoles, atteint l'homme et la femme, plutôt après 50 ans.

Traitement

Le traitement dépend du type histologique et du bilan d'extension.  En gros: (1) Il repose essentiellement sur la chirurgie d'exérèse lorsqu'elle est possible : ablation d'un lobe (lobectomie ) ou d'un poumon (pneumonectomie) après estimation de l'état fonctionnel respiratoire. (2) La chimiothérapie: le traitement de choix des cancers à petites cellules. Elle se donne souvent en association avec la radiothérapie. (3) La radiothérapie: jointe à la chimiotherapie, elle peut être administrée à titre curatif pour les cancers non à petites cellules qui ne sont pas de bons candidats pour une approche chirurgicale.                                                                                                           L'arrêt du tabac, la prévention des pollutions aériennes (amiante, fumées contenant des hydrocarbures cancérigènes) sont des mesures préventives fondamentales.

Pronostic

Le pronostic du cancer pulmonaire demeure sombre. En moyenne, les malades porteurs d’un cancer non à petites cellules, cliniquement avancée et ne bénéficiant d’aucun traitement survivent environ 6 mois. Même avec traitement, les patients souffrant d’un cancer à petites cellules disséminé ou d’un cancer non à petites cellules en phase avancée ont une survie de 5 ans de moins de1%. Toutefois, la survie de 5 ans lors de diagnostic précoce d’un cancer non à petites cellules est de l’ordre de 60 à 70%.

Docteur Frantz Latour – Article publié dans Haiti- Liberté

Les buveurs de lait vivent plus longtemps

Une équipe de chercheurs des universités de Cardiff, Bristol et Reading ont découvert que le fait de boire du lait réduit le risque de mourir d'une maladie cardiaque.

Le lait n'est pas toujours considéré comme bon pour la santé. Riche en graisses, en sucres et en hormones, c'est un aliment qui est souvent mal toléré. De précédentes études avaient cité le lait comme facteur de risque de développement de cancers, de diabète et d'ostéoporose. L'étude menée par le Pr. Elwood de l'université de Cardiff a voulu démontrer que les bienfaits du lait outrepassent largement ses dangers. Les chercheurs ont regroupé 324 études sur le rôle du lait comme facteur de risque pour les maladies cardiaques chroniques, les attaques cardiaques et le diabète, mais aussi sur le risque de mortalité. Pour le Pr. Givens de l'université de Reading, l'importance du lait pour la croissance et la santé des os est valable pour la santé en général. Les effets de la consommation quotidienne de lait et de produits laitiers réduisent ainsi le risque de mortalité quand on est atteint d'une maladie chronique. Le Pr. Givens ajoute qu'en prenant en compte le taux de mortalité dû aux maladies cardiaques, aux attaques et au cancer colorectal, le fait de consommer du lait réduit le risque de mortalité pour ces maladies. Aucune preuve n'a pu démontrer le lien entre consommation de lait et développement d'une quelconque maladie, à l'exception du cancer de la prostate. Boire du lait signifierait donc vivre plus longtemps. (L.N.)

Haïti: Les conséquences de l'occupation américaine de 1915

La remise en question des privilèges de l'élite traditionnelle

Par Dr Jeannot FRANCOIS

Avant 1915, l'élite traditionnelle, composée pour la plupart de mulâtres, jouissait de tous les privilèges lui permettant de dominer les autres catégories sociales en ce qui concerne l'éducation, la richesse et le pouvoir politique. Fondamentalement, avant l'occupation, le problème de classe et de couleur se posait en Haïti en termes de nuances de gouvernements qui étaient totalement pro-mulâtres et ceux qui l'étaient moins.

Cependant, aucun gouvernement, même ceux-là qui se réclamaient, souvent par démagogie, du noirisme ou du plus grand nombre, n'avait osé toucher aux privilèges de l'élite. Sylvain Salnave qui en avait fait une tentative l'avait payé très cher en rendant l'âme devant un peloton d'exécution. Ainsi avant 1915, quel que fût le type de gouvernement en fonction, l'élite traditionnelle à travers la politique de doublure, trouva toujours les moyens de tirer les ficelles pour maintenir le statu quo ; sa domination fut incontestable.

Il a fallu attendre l'occupation américaine de 1915 pour voir une réelle remise en question des privilèges de l'élite traditionnelle. Cela peut paraître paradoxal puisque, au départ, tous les chefs d'Etat et cadres supérieurs de l'administration publique choisis par l'occupant étaient des mulâtres. En fait, le choix des mulâtres était dû au fait que c'est dans cette catégorie sociale que l'occupant était en mesure de trouver le personnel éduqué avec lequel il était facile de collaborer. Cependant, les officiels américains « acquis aux idéologies de démocratie et d'égalitarisme étaient indignés par la petitesse de la conception qui servait de base à la position de l'élite en Haïti ». (1)

Le commandant Russel, avant d'être promu Haut-commissaire en Haïti, a déclaré qu'il s'inquiétait de la situation sociale dans le pays ; plus loin il a ajouté que ses «sympathies vont entièrement a cette grande masse d'analphabètes qui, par le comportement ignoble d'un petit groupe inappréciable de leurs concitoyens, avaient été maintenus pendant des années dans des conditions qui ressemblent á l'esclavage. » (2) En fait, les archives du Département d'Etat des USA contiennent plusieurs témoignages de ce genre, où des officiels du traité d'occupation poussaient des cris d'indignation face à la mesquinerie et le manque de compassion de l'élite haïtienne.

Même le Président Borno, dans une circulaire en date du 19 Mai 1922, adressée aux Préfets de la République et publiée dans le journal officiel du gouvernement, Le Moniteur le 20 Mai 1922, avait demandé aux autorités de l'État de prendre toutes les mesures pour combattre ce « crime social » que représentait l'exploitation des masses paysannes. Dans ce contexte, certaines pratiques comme la contrebande, le trafic d'influence qui favorisaient l'enrichissement de l'élite avaient été éliminées par les forces d'occupation.
D'un autre côté, les mulâtres de l'élite traditionnelle qui reprochaient à l'occupant son manque de raffinement et de sophistication, estimaient ne pas avoir toutes les considérations qu'ils méritaient. En effet, les officiels américains, dans leur approche de la discrimination raciale, ne faisaient pas de grande différence entre les noirs et les mulâtres ; pratiquement, ils les considéraient tous comme des « niggers ».

Le commandant Eli K. Cole, dans une correspondance officielle adressée a ses supérieurs hiérarchiques aux USA, se référant aux mulâtres, parle de « negroes of mixed type » (3). Ainsi, les relations entre les forces d'occupation et l'élite traditionnelle étaient généralement tendues. Les membres de « l'élite se trouvaient confrontés a la réalité de leur propre inaptitude face au pouvoir américain et la preuve de leur incapacité á gérer les affaires nationales de telle manière á éviter l'occupation. »(4) C'est d'ailleurs ce qui ressort de l'ouvrage de Jean Price Mars, La Vocation de l'Elite.

Le facteur le plus important qui allait faciliter la remise en question des privilèges de l'élite traditionnelle, c'est la politique d'éducation mise en place par les forces d'occupation et qui visait la promotion d'une classe moyenne noire dont l'émergence allait favoriser le développement du mouvement indigéniste. Il s'agissait d'un choix délibéré des officiels du traité d'occupation qui, conformément a la tradition anglo-saxonne, croyaient que le développement d'une classe moyenne participe d'une bonne approche de justice sociale et peut constituer un gage de stabilité.

A ce sujet, le rapport de la commission Forbes, se référant à cette politique d'éducation, est assez clair : « Cette sage politique de la part du gouvernement haïtien permettra le développement d'une classe moyenne qui deviendra l'ossature du pays et qui pourra assurer la stabilité du gouvernement, en remplissant l'énorme fossé qui sépare l'élite et la masse des paysans. »(5). En effet, cette nouvelle politique d'éducation avait généré un flot de professeurs, médecins, avocats, agronomes et autres techniciens, issus de la classe moyenne noire et qui n'étaient pas prêts a accepter l'ancien système ; leur lutte aboutira à la révolution de 1946. Le grand mal de Duvalier, c'est justement d'avoir détruit cette classe moyenne progressiste qui devait constituer le pilier de la démocratie haïtienne naissante.

L'établissement de la bonne gouvernance

L'occupation américaine a permis d'instituer les principes de bonne gouvernance dans la gestion des affaires publiques en Haïti. Ceci est reconnu par nombreux auteurs, même parmi ceux-là qui sont connus comme des farouches critiques des forces d'occupation dont des extraits de déclaration seront présentés ici. Selon Kern Delince, l'occupation a permis á « l'État haïtien de connaître une longue période paix et de stabilité mise à profit pour l'application d'un certain nombre de réformes politiques et administratives et l'édification de quelques travaux d'infrastructures. ». (6) Ces réformes avaient permis de mettre de l'ordre dans l'administration publique dans le but de la rendre plus efficace. Pour Hans Schmidt : « Immédiatement, après l'intervention, les officiels américains passèrent au peigne fin les fiches de paie du gouvernement et éliminèrent les employés décédés, ceux qui ne travaillent pas ou étaient globalement incompétents.» (7)

Selon Suzy Castor, pendant l'occupation, on procéda « à la réforme de l'administration publique par la création de nouvelles institutions, la rénovation de quelques autres et á la formation de cadres administratifs efficaces. » Plus loin, elle ajoute que le « Ministère de l'Economie et des Finances (organisme à caractère technico-administratif) commença à régulariser la vie financière du pays. On réforma le Service des Douanes et le Service des Contributions, ce qui rend plus efficace le fonctionnement des finances publiques, résolvant l'imbroglio administratif et financier qui avait caractérisé la vie d'Haïti durant l'époque précédant l'occupation. » (8)

Toutes les réformes avaient pour effet de rationaliser les méthodes de gestion des services de l'Etat, de consolider la dette publique et d'éliminer la corruption. A ce sujet, écoutons à nouveau Kern Delince : « une conséquence heureuse des nouvelles mesures de gestion financière est l'élimination, pour un temps, de la corruption comme méthode de gouvernement : l'ensemble des recettes publiques est réservé exclusivement au règlement des dépenses de l'État, sans possibilité de détournement au profit de la classe dirigeante.» (9)

Il faut également rappeler que, après le départ des troupes d'occupation en 1934, le contrôle des finances publiques en Haïti par des officiels américains fut maintenu jusqu'au 12 juillet 1947, date á la quelle le Président Dumarsais Estimé avait accepté le remboursement anticipé du solde de l'emprunt de 1922. Cette date, il faut la retenir, inaugure l'an I de la nouvelle ère des pratiques de corruption dans la gestion des affaires publiques en Haïti.

Réforme des systèmes de santé et d'éducation

Pour comprendre les réformes du système de santé en Haïti pendant l'occupation, je réfère les lecteurs au tome II de l'ouvrage du docteur Ary Bordes, Haïti : Médecine et Santé Publique. Ici, je me contente d'en rappeler quelques extraits.

Au moment du débarquement, « du point de vue hospitalier, les Américains trouvent un pays tout à fait démuni avec á Port-au-Prince, une seule institution publique, l'Hôpital Militaire en vétusté et inefficient et deux petites institutions privées qui arrivent á peine à se donner un niveau technique acceptable. Les malades des villes de province n'ont point à leur disposition des facilités hospitalières.» En fait, en dehors de Port-au-Prince, il n'existait, avant l'occupation, que des asiles pour pauvres, vieillards et infirmes.

Déjà en 1930, avant le départ des forces d'occupation, la politique sanitaire du gouvernement avait permis l'implantation d'un hôpital public dans les dix districts sanitaires du pays. En fait, au moment de partir, les Américains avaient laissé dans le pays un ensemble de dix hôpitaux publics auxquels s'ajoutent les deux hôpitaux de la garde d`Haïti et l'Asile des Aliénés de Beudet. Autour de ces hôpitaux, il y avait également 63 dispensaires et 147 postes de cliniques rurales. (10) Quand on sait qu'une étude réalisée en 2005 par le MSPP a révélé qu'il existe en Haïti 25 hôpitaux publics, il n'est pas superflu de rappeler que plus de la moitié des infrastructures hospitalières actuelles du pays ont été mises en place au moment de l'occupation. D`ailleurs, parmi ces 25 hôpitaux publics, d`une façon générale, ceux construits après l'occupation ne méritent pas l'appellation hôpital parce que leur infrastructure physique ne correspond pas au minimum du standard international en la matière.

Enfin, Les deux seuls hôpitaux universitaires du Pays, l'HUEH et l`hôpital Justinien du Cap-Haitien, ont été construits pendant l'occupation.
L'occupant a également facilité les activités de prévention de maladies par la propagation de mesures d'hygiène publique. L'État avait lancé les programmes de lutte contre certaines maladies endémiques comme la tuberculose, la malaria, la syphilis et les parasitoses intestinales. La campagne d'éradication du pian avait été lancée depuis l'époque de l'occupation.
Concluons sur les reformes du système sanitaire en donnant la parole au Docteur Ary Bordes pour dire que « En définitive, du point de vue médecine et santé publique, l'occupation américaine, compte tenu de ce qu'elle trouva en 1915, changea favorablement le cours des choses en Haïti. Elle laissa à ses remplaçants haïtiens un programme, une administration bien rodée, un ensemble hospitalier et de soins solides, une école de médecine et une école d'infirmières modernes et un large cadre de fonctionnaires.» (11)
Dans le domaine de l'éducation, l'occupant avait procédé á la réforme de la formation classique en privilégiant la formation des maîtres et la création de nouveaux établissements scolaires, particulièrement dans les villes de province. L'enseignement universitaire avait été amélioré par les réformes des écoles de médecine, d'agronomie, de droit ainsi que l'école de formation des infirmières et l'école normale. Mais, l'accent avait été mis surtout sur la formation technique par l'intermédiaire de 68 écoles techniques et de fermes-écoles sous la supervision du Service Technique d'Agriculture (STA). Ce choix n'avait pas été accepté par l'élite et un large secteur des classes moyennes qui développaient un certain dégout pour les activités manuelles.

A ce sujet, le Général Russel, dans son quatrième rapport à titre de Haut Commissaire du traité d'occupation, déplorait ce manque d'engouement des haïtiens pour les études techniques et industrielles. Il indiquait que l'éducation haïtienne produit toute une classe d'hommes et de femmes qui cherchaient à être des employés de bureau ou des employés du gouvernement. Il concluait ses propos en soulignant que «les membres de cette classe ne savent pas comment utiliser leurs mains et n'ont pas une idée de la dignité du travail. En conséquence, il est à regretter un manque d'agriculteurs et de travailleurs qualifiés. » (12)

Quand on considère les problèmes d'éducation auxquels Haïti se trouve actuellement confrontée, surtout le manque de techniciens qualifiés, on ne peut aujourd'hui que donner raison au General Russel. Pour une fois, si on avait suivi les conseils des Américains, on n'en serait pas là.

Dr Jeannot FRANCOIS
drjfrancois42@ gmail.com (Le Nouvelliste)


 

Coin du rire

Par Guerline Ménard

Une vieille dame s'arrête un soir dans un restaurant d'autoroute.
 
Elle va au self et prend une soupe chaude, puis va s'asseoir toute seule à une table.
Elle se rend compte qu'elle a oublié de prendre du sel.
 
Elle se lève, erre un peu dans le restaurant avant d'en trouver, et retourne à sa table.
Mais en revenant, elle y trouve un noir assis, qui plonge sa cuillère dans le bol de soupe
et la mange lentement. "Oh! Il a du culot ce noir! pense la brave dame. Je lui apprendrais bien les bonnes
manières "
 
Mais elle s'assied sur le côté de la table, et charitablement le laisse manger un peu de
sa soupe. Tirant un peu le bol à elle, elle plonge sa cuillère elle aussi, cherchant à
partager au moins cette soupe avec lui.
 
Le noir retire doucement le bol vers lui, et continue de manger.
 
La dame se remet à le tirer légèrement vers elle, pour pouvoir y avoir accès. Et ils
finissent la soupe ainsi. Alors le noir se lève, lui fait signe de patienter, et revient avec une portion de frites énorme, qu'il partage avec elle, comme la soupe.
 
Enfin ils se saluent, et la dame part aux toilettes. Mais quand elle revient, elle veut prendre son sac pour partir, et découvre qu'il n'est plus au pied de sa chaise. "Ah! J'aurais bien dû me méfier de ce noir!".
 
Elle hurle dans tout le restaurant, criant au voleur, jusqu'à ce que finalement on retrouve son sac, posé au pied d'une table où repose un bol de soupe refroidie... SON bol auquel personne n'a touché.
 
C'était elle qui s'était trompée de table et avait partagé le repas de l'homme!

 

NE TE LAISSE PAS RECRUTER PAR LE DIABLE
 
Un jour, alors qu'elle marchait dans la rue, une femme, une de ces cadres à qui tout réussit, est tragiquement heurtée par un autobus et meurt. Son âme arrive au Paradis où elle est accueillie par St Pierre.
- Bienvenue au Paradis ! Avant de vous installer ici, il semble que nous ayons un problème. Voyez-vous, c'est plutôt étonnant mais nous n'avons jamais eu de femme 'cadre' jusqu'ici et nous ne sommes pas tout à fait surs de ce que nous devons faire de vous.
- Aucun problème, laissez-moi simplement entrer...
- J'aimerais bien mais j'ai des ordres qui viennent d'en haut. Ce que nous allons faire, c'est vous laissez passer un jour en Enfer et un jour au Paradis et ainsi vous pourrez choisir où vous voudrez passer l'éternité.
- Je pense que j'ai déjà fait mon choix... Je préfère rester au Paradis !
- Désolé, mais nous avons des règles...
Et ainsi, St Pierre emmena la femme-cadre dans un ascenseur qui descendit en Enfer.
Les portes s'ouvrirent et elle se retrouva sur le green d'un terrain de golf magnifique.
Un peu plus loin, il y avait le country club et devant, tous ses amis, bien habillés, qui l'acclamèrent. Ils s'approchèrent, l'embrassèrent et parlèrent du bon vieux temps.
Ils firent un excellent parcours de golf et, le soir, allèrent au country club où ils dégustèrent un excellent steak et du homard. La femme rencontra le Diable qui est réellement quelqu'un de charmant et elle passa un merveilleux moment à raconter des histoires et à danser.
Elle passa un si bon moment qu'avant qu'elle ne s'en rende compte, il était temps de partir.
Tout le monde lui serra la main, lui fit au revoir et elle monta dans l'ascenseur.
Celui-ci retourna au Paradis et elle retrouva St Pierre.
- Maintenant, vous allez passer un jour au paradis...
Elle passa ainsi les 24 heures suivantes allongée paresseusement sur les nuages à jouer de la harpe et à chanter des cantiques. Elle passa un si bon moment qu'avant qu'elle ne s'en rende compte les 24 heures étaient passées et St Pierre était de retour pour l'emmener.
- Alors, vous avez passé un jour en Enfer et un jour au Paradis. Maintenant, vous devez choisir pour l'éternité...
La femme réfléchit un instant et répondit :
- Et bien, je n'aurais jamais cru que je dirais ceci, le Paradis est vraiment bien mais je crois que je me plairai davantage en Enfer.
Alors, St Pierre l'escorta jusqu'à l'ascenseur et elle descendit à nouveau en Enfer.
Quand les portes de l'ascenseur s'ouvrirent, elle se retrouva dans un paysage désolé plein d'immondices. Elle vit ses amis vêtus de haillons ramassant les saletés pour les mettre dans des sacs.
Le Diable vint vers elle et lui mit la main sur l'épaule.
La femme balbutia :
- Je ne comprends pas... Hier, j'étais ici et il y avait un parcours de golf et un country club et nous avions mangé du homard et nous avions dansé et nous nous sommes bien amusés. Maintenant, c'est un désert d'immondices et tous mes amis semblent misérables.
Le Diable la regarda et sourit :
- Vous êtes cadre, vous devriez connaître le principe : "Hier, nous vous recrutions. Aujourd'hui,! vous faites partie du personnel"...
De même nous sommes aussi appelés à prendre conscience des plaisirs éphémères que nous offrent le diable juste pour nous séduire et enfin de compte, on passera une éternité dans les ordures, les flammes éternelles, les souffrances éternelles et tout ce qui y a de plus mauvais.....
Aimons le Seigneur Jésus et préparons nos vies pour une éternité à ses côtés; le monde et tous ses plaisirs passeront mais la parole de Dieu ne passera jamais; ainsi si tu t'accroches au monde et à ses plaisirs, tu passeras une éternité malheureuse.
JESUS T'AIME et il tient à te sauver de toutes tes misères (Maladies, manque d'argent, anomalies,
logement, célibat, stérilité...tout ce que tu peux considérer comme étant un problème pour toi Jésus est prêt à t'en libérer acceptes-le dans ta vie comme ton Seigneur et Sauveur et tu verras sa gloire).

 

La Télé est Mon Berger

Je ne manquerai de rien.

Elle me fait reposer sur le canapé,

Elle m'éloigne de la foi.

  

Elle détruit mon âme,

Elle me conduit dans les sentiers du sexe et de la violence,

A cause des annonceurs.

 

Quand je marche dans l'ombre des responsabilités chrétiennes,

Il n'y aura pas d'interruption, car la télé est avec moi:

Son câble et sa télécommande me rassurent.

 

Elle prépare devant moi une publicité,

En face de ma mondanité;

Elle oint d'humanisme et de consommation ma tête,

Et ma convoitise déborde.

 

Oui, la paresse et l'ignorance m'accompagneront

Tous les jours de ma vie,

Et j'habiterai à la maison en regardant la télé

Jusqu'à la fin de mes jours.

 

Eteignez votre télé! Lisez la Bible

 

Sports

La criminalité va-t-elle tuer le Mondial de football ?

Le Mondial 2010 pourrait être le théâtre de violences accrues

Le niveau de criminalité ne faiblit pas en Afrique du Sud, actuellement en pleins préparatifs de la coupe du monde de football prévue en 2010. Pour garantir la sécurité des visiteurs, les autorités policières demandent plus de prérogatives, dont celle de pouvoir tuer à bout portant. Une exigence qui soulève un tollé au sein de l’opposition parlementaire et du milieu associatif.

La publication mardi dernier des statistiques de la police sud-africaine montre des taux de criminalité parmi les plus élevés au monde, ce qui inquiète, à mois d’un an de l’ouverture du Mondial de football. Le chef de la police sud-africaine, Nathi Mthethwa, a donc demandé que les statistiques soient immédiatement analysées à huis clos alors même que la Constitution requiert toute la transparence sur ce type de données, avant de publier l’intégralité des chiffres sur le site de l’institution.

18 148 meurtres en un an

Quand bien même ces chiffres auraient été modifiés lors de leur publication, ils demeurent très préoccupants. Si on observe des améliorations, entre avril 2008 et mars 2009, comme une baisse de 3% du nombre de meurtres et une diminution de 2,8% des crimes violents, le nombre total de crimes a augmenté de 0,2% à 2,1 millions dont 18 148 meurtres en un an. Les cas de harcèlements sexuels ont également augmenté de 10%. Les catégories qui ont connu le plus d’aggravation sont les vols à main armée, chez les particuliers (27,3% d’augmentation), et les vols de voiture (8% d’augmentation avec 15 000 incidents). Ces dernières données risquent d’inquiéter les fans de football qui, durant la coupe du monde, vont vraisemblablement louer des voitures pour se déplacer. Gauteng est la province la plus dangereuse du point de vue des crimes violents tandis que la partie nord du Cap est la plus sûre.

Droit de tuer pour les policiers

Les projets de la police nationale pour tenter de sécuriser l’événement sportif ne sont pas encore approuvés par tous. 41 000 nouveaux policiers sont en entraînement actuellement pour apporter un renfort aux 700 policiers déjà prévus afin d’assurer la sécurité autour des stades. Selon Nathi Mthethwa, le gouvernement serait prêt à voter pour une loi de « tolérance zéro ». Le nouveau chef de la commission nationale de la police Bheki Cele a, pour sa part, demandé que les policiers puissent avoir le droit de tuer à bout portant dans la rue, ce qui ne va pas sans provoquer la crainte d’un retour aux vieilles méthodes en vogue durant l’apartheid.

Surnommé le « cow-boy », Nathi Mthethwa est clair dans ses déclarations : « On est fatigué de mettre des documents comme la Constitution et la Charte des Droits de l’Homme devant le nez des criminels. On veut les affronter directement, et si cela veut dire qu’on les tue lorsqu’on leur tire dessus, qu’il en soit ainsi », a-t-il déclaré lors d’une interview dans le Guardian.

Protestation de l’opposition et des associations

Les opposants politiques et groupes de défense des libertés civiles ont immédiatement réagi. Dianne Kohler Barnard, parlementaire pour l’Alliance Démocratique répond qu’il vaut mieux augmenter le nombre de policiers et mieux les entraîner. « Tout le monde craint que les visiteurs soient blessés. Mais on ne veut plus redevenir un Etat policier », a-t-elle ajouté. En réponse aux critiques de Nathi Mthethwa, elle n’a pas hésité à rappeler que 538 policiers ont été jugés coupables l’an dernier de crimes allant du meurtre à la corruption en passant par le vol ou le viol. « On devrait y réfléchir à deux fois avant de donner à de telles personnes plus de pouvoir », souligne la députée.

Dans son éditorial du 22 septembre, l’édition sud-africaine du Times se dit également opposée aux propositions de la police. Selon le quotidien, le problème ne réside pas dans les législations, celles-ci autorisant déjà la police à user de la force, mais dans les ressources et la formation. (Africa)

Concert historique à Soweto pour inaugurer la Coupe du Monde de la FIFA

À la veille du coup d'envoi de la première Coupe du Monde de la FIFA organisée sur le sol africain, la passion du football et celle de la musique ne feront qu'une lors d'un concert historique donné devant des dizaines de milliers de supporters. La FIFA a choisi la société de production événementielle Control Room pour créer, organiser et produire ce concert officiel d'inauguration de la Coupe du Monde de la FIFA, Afrique du Sud 2010.

De grands artistes de la scène musicale africaine et internationale se produiront au stade Orlando de Soweto, à Johannesburg, le 10 juin 2010, à la veille du coup d'envoi de l'événement sportif le plus populaire au monde.

Control Room, qui a notamment organisé des concerts d'envergure internationale comme Live Earth, annoncera les artistes programmés et communiquera les informations de billetterie à une date ultérieure. Toutes les recettes nettes du concert seront versées à la campagne officielle de la Coupe du Monde de la FIFA, Afrique du Sud 2010 intitulée « 20 centres pour 2010 », qui prévoit de construire à travers l'Afrique vingt centres Football for Hope pour offrir à des communautés défavorisées des services d'éducation et de santé ainsi que des possibilités de pratique du football.

Haïti face au jeu Démocratique

Par Marc Prince

Dans le contexte du pluralisme conjoncturel, l’enjeu est très ambigu parfois même controversé voire une sorte de « modus vivendi ».

En Haïti, il semble qu’on a du mal à partager cette opinion. Sur ce, on va voir dans quelle mesure on pourrait justifier cette hypothèse. En fait si l’on pouvait jeter un coup d’œil du côté des acteurs on pourrait constater un manque de volonté pour arriver à trouver une solution équitable à ce fléau tendant à ternir l’image d’une nation toujours fière. Toutefois faut-il rester dans l’indifférence ou du moins faut-il rester les bras croisés pour ne pas sauver les acquis de nos valeurs intrinsèques ? Oh non, mille fois non.

En autre voici ce qui est moyennant raisonnable à entreprendre a) on doit être très à cheval sur les principes b) on doit être prêt à avoir un vrai débat sur cette affaire de manière à faire respecter les règles du jeu.

Une fois ces conditions amorcées plus haut seront réunies, c’est alors qu’on aurait la conscience claire d’avoir accomplir un bon travail.

 

Une employée de la Cour des comptes abattue en pleine rue

Marie Dinette Fanfan, une employée de la Cour supérieure des comptes et du contentieux administratif (CSCCA) en détachement au ministère des finances, a été tuée de quatre balles au thorax par des inconnus lundi après-midi près du Collège Catts Pressoir à l’avenue Martin Luther King (centre-est de Port-au-Prince). 4- Selon les informations fournies à Radio Kiskeya par son mari, Me Jocelyn Florestant, la victime est décédée au moment où l’on tentait de la conduire d’urgence au Centre de diagnostic et de traitement intégral (CDTI), un hôpital privé.

Agée d’une cinquantaine d’années, Mme Marie Dinette Fanfan a été abattue non loin de sa résidence. Elle aurait laissé précipitamment son travail après avoir reçu un appel téléphonique de l’un de ses proches.  4-  Marie Dinette Fanfan, qui a eu une carrière longue de 24 ans dans la fonction publique, avait travaillé à la Direction générale des impôts (DGI) avant d’entrer à la Cour des comptes.

 La semaine dernière, la propriétaire d’un restaurant populaire et un chauffeur de taxi-moto avaient été tués au cours d’une journée sanglante dans le centre commercial.


Haitian Gospel Music Awards 2009

 

D’un coup d’essai à un Coup de Maître

Par Dickens Paulection

Si les trois premières éditions de Haitian Gospel Music Awards ont été qualifiées de «coup d’essai», l’ampleur de cette quatrième édition a été un vrai «Coup de Maître»

 

Le Samedi 19 Septembre 2009 à 7:30 PM à l’Auditorium Grover Washington  (Philadelphia, PA) a eu lieu le quatrième Haitian Gospel Music Awards.  A ce festival spirituel ont participé plus d’une centaine d’artistes, leaders spirituels, journalistes, personnalités politiques et autres… Cette  même soirée, tous les gagnants au deuxième Haïtian Gospel Music Awards organisé en Haïti sont venus recevoir leurs trophées.  Ils ont aussi profité de cette opportunité pour offrir au public de Philadelphie et d’ailleurs les meilleures chansons de leur répertoire. 

 

Rossini Deronette

Très tôt dans l’après-midi, un public compact et enthousiaste attendait avec impatience l’arrivée des célébrités de la musique chrétienne haïtienne.  Des gens de toute couche sociale confondue, jeunes et adultes, protestants, catholiques, et non croyants ont fait le déplacement pour supporter les artistes Haïtiens.  Peu de temps après, arriva une somptueuse limousine blanche et d’autres luxueuses voitures débarquant les musiciens sous les chauds applaudissements du public.  Les artistes, ovationnés par la foule ont donné des interviews aux journalistes.  Ils ont aussi profité pour donner leur autographes, posters, et CD’s à leurs admirables fanatiques.  C’était une ambiance remarquable d’avant cérémonie.  Ensuite les Artistes on défilé sous les acclamations du public et regagnèrent leur siège officiel à l’intérieur de l’auditorium.

Pour démarrer cet événement, Paul Polection, et Lisa Haqq ont  respectivement salué les drapeaux Haïtien et Américain en interprétant la «Dessaliniènne» et «the American Anthem»;  puis Jean Renel Boucher a intercédé au trône de Dieu par la Prière.   La cérémonie a été animée par Jean Renel et Lissa qui ont tous deux fourni un travail exceptionnel. 

Durantle premier tour, Mr. E, le président de Haitian Gospel Music Association   dans son discours de circonstance, a remercié toutes les personnalités de marque et le public en général de leur présence et leur incommensurable support.  Le président a ensuite présenté la mission de l’association et a fait part de ses grandes lignes d’action. Mr. E a aussi remercié le consulat Américain d’avoir une fois encore répondu à sa juste demande en octroyant environ 56 visas Américains dont 27 multiples au groupe « Les Christophiles » ce qui a permis aux gagnants d’Haiti de participer à la remise de trophées à la ville de Philadelphie.  Ensuite, Mr. Emmanuel Polection a réitéré son affection pour les membres de la communauté; Il a félicité les sponsors qui ont financièrement permis la réussite de cet évènement.  Mr.  E a finalement rappelé que l’année prochaine le comité d’organisation réserve déjà des surprises; il espère voir une participation massive de la communauté haïtienne de Philadelphia. 

NISSI, un groupe composé de  13 jeunes musiciens venus d’Haïti ont ouvert la partie musicale du festival.  Ces talentueux musiciens ont émerveillé la foule.  Pendant 15 minutes, ils ont tenu le public à bout de souffle.  Dans un style très classique et une dimension musicale étonnante, ces jeunes ont créé une atmosphère de feu.  «Tout moun sou kompa ».  NISSI a valeureusement représenté la musique évangélique d’Haïti.  Ils ont aussi prouvé qu’ils demeurent les maîtres incontestables du KOMPA chrétien en Haïti.

Ensuite ont performé les artistes Roi David et Fritz Saget qui ont eux aussi créé une ambiance euphorique dans la salle.  Daphney Leopold, une gagnante au deuxième HGMA d’Haïti a reçu l’accueil chaleureux du public.  Elle a apporté de l’émotion et du rythme qui émerveillait plus d’un.  Puis, pour clôturer ce premier tour, des trophées ont été remis aux gagnants des différentes catégories. (Voir le tableau ci-dessous).  Durant cette session de remise de trophées, le Bishop Sem Pierre a reçu le prix de «Pasteur de l’Année» c'est-à-dire le pasteur qui a apporté le plus de support aux artistes évangéliques Haïtiens pour l’année 2008-2009.  La fête continua dans une intensité époustouflante.  Des Artistes comme Harry Délissaint, Henry Dorval, et Rossini Deronette ont tour à tour fait vibrer les gens et les portent au sommet de leur satisfaction.  Toute la foule dansait, louait, chantait …. C’était de véritables actions de grâce au Seigneur. 

Pour terminer l’évènement, Oméga  et Disciples of Christ ont donné le coup de grâce.  Avec un «Kompa solide et alléchant», ces deux groupes, composés de jeunes musiciens chevronnés, ont porté la musique chrétienne à un niveau supérieur.  Ils ont positivement révolutionné le Kompa évangélique en y apportant une touche spirituelle, une identité remarquable, et une grande maîtrise des instruments. Ces vedettes ont fait le bonheur de la musique chrétienne et la satisfaction des mélomanes.

A part de quelques incidents mineurs de retard et manque de coordination, the Haitian Gospel Music Awards a atteint son objectif, ont déclaré deux journalistes venus du Canada. 

Des trophées d’or et des plaques ont été remis aux artistes venus des quatre coins du monde. D’autres talents ont été

aussi récompensés pour leurs efforts et leurs importants accomplissements.  Encore une fois, The HGMA Awards a créé cette unité sans précédente dans la communauté chrétienne haïtienne de Philadelphie.

th Haitian Gospel Music Awards

Winners of  2009


Michel Jean Philippe – Best Zouk; Rossini Déronette – Best Kompa ; Fredo Montplaisir – Best Kompa Popilè – Georges Petit-Homme – Best Worship song ; Kenson Altidor – Best Live Performance; Rémy Lochard – Best Adoration; Yolette Lagrandeur – Best Female Artiste; Omega – Groupe Performance; Disciples of Christ – Ten years or more; Nissi (Band) – Haiti Winner Singer; Emma Achille – Longtime Achievement; Bishop Sem Pierre – Pastor of the year; Dr. Marcha Polection Smith – Eye Care Achievement; Levanjil TV.com – Broadcasting; Radio Haiti – First Haitian Radio.

 

Dickens Paulection

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